BASF France Agro

Le biocontrôle : un marché en progression


Faisant appel à des organismes vivants ou à des substances naturelles, le biocontrôle permet de réguler naturellement les agresseurs des cultures. De plus en plus efficaces, les solutions proposées séduisent un nombre croissant d’agriculteurs à la recherche des méthodes complémentaires pour protéger leurs récoltes.

Qu’est-ce que le biocontrôle ?


On définit le biocontrôle comme un ensemble de méthodes de protection des cultures faisant appel à des organismes vivants ou à des substances naturelles.


Le principe est d’utiliser les interactions qui existent entre les espèces dans le milieu naturel pour réguler les populations d’agresseurs des cultures.

Le biocontrôle s’inscrit dans un mouvement général cherchant à limiter les intrants (engrais, produits phytos, etc.) et à diversifier les solutions de protection des plantes.

En savoir plus sur le site de l’Académie d’agriculture.

Ne pas confondre produit de biocontrôle et biostimulant


On appelle « biostimulant » un produit contenant des substances et/ou des micro-organismes qui stimulent les processus naturels favorisant :

  • l’absorption ou l’utilisation de nutriments ;
  • la tolérance aux stress abiotiques (thermiques, hydriques, oxydatifs ...) ;
  • la qualité ou le rendement de la culture (indépendamment de la présence de nutriments).


Les biostimulants relèvent du domaine de la nutrition et non de la protection des plantes. Ils dépendent de la réglementation des MFSC (Matières fertilisantes et supports de culture).


Les différentes approches du biocontrôle


En matière de biocontrôle, on distingue généralement quatre catégories d'approches.



Les bénéfices du biocontrôle


Utilisées en complément des solutions de protection des cultures conventionnelles, les techniques de biocontrôle présentent de nombreux atouts.

  • Elles répondent aux attentes des consommateurs et à la réglementation en matière de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires (plan Ecophyto).
  • Elles permettent d’étendre la période de protection des cultures.
  • Elles facilitent les chantiers en réduisant les délais avant récolte et retour à la parcelle.
  • Elles participent à une gestion durable des modes d’action et à la lutte contre l’apparition de résistances.

Des solutions évaluées comme les autres


Les produits de biocontrôle doivent être sûrs pour la santé humaine et pour l’environnement. C’est pourquoi ils sont évalués de manière aussi rigoureuse que les produits issus de la chimie de synthèse.

  • Les micro-organismes, les médiateurs chimiques et les substances naturelles doivent bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché́, suivant le règlement CE n°1107/2009.
  • Les macro-organismes doivent figurer sur une liste positive pour être utilisés en agriculture en tant qu’agents de biocontrôle (afin d’éviter le développement d’espèces invasives).


Un marché en progression


Le marché des solutions de biocontrôle progresse fortement en France, en grandes cultures comme en cultures spécialisées.


Entre 2015 et 2016, il a ainsi augmenté de +18% pour les filières agricoles (source association française des entreprises de produits de biocontrôle). Il s’élevait à 110 millions d’euros, soit près de 5% du marché de la protection des plantes. L’objectif de l’IBMA est d’atteindre le plus rapidement possible le cap des 15%.


Lire aussi l’interview d’Anne Resweber, responsable biocontrôle de BASF France Agro.



De nombreux défis à relever


Bien qu’en progression, le marché du biocontrôle a encore de nombreux défis à relever.

  • Intégrer les réalités technico-économiques des agriculteurs dans la mise en œuvre des mesures règlementaires favorisant le biocontrôle ;
  • Sécuriser les niveaux d’efficacité de certaines solutions, en les associant par exemple à d’autres produits ou d’autres stratégies.
  • Adapter les conseils agronomiques et former à l’utilisation de ces solutions ;
  • Développer des solutions pertinentes en grandes cultures.


Pour atteindre ces objectifs, il est nécessaire d’investir du temps, des moyens… et de la rigueur scientifique.


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

Produits pour les professionnels : utilisez les produits phytopharmaceutiques avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.