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Le maïs : une culture stratégique pour l’agriculture française


La France est le premier exportateur européen de maïs. Mais pour conserver sa position face aux grands exportateurs américains et aux nouveaux entrants européens, elle doit se montrer de plus en plus compétitive.

Le maïs aujourd’hui en France : des surfaces en érosion

La culture du maïs occupe environ 9% de la surface agricole utile (SAU) en France. Avec une prédominance dans certaines régions comme l’Alsace (44% de la SAU) ou les Landes (60%).

Le maïs est cultivé sur l’ensemble du territoire, la Bretagne et les Pays de Loire concentrant à eux seuls plus d’un hectare sur quatre.

Le maïs aujourd’hui en France : des surfaces en érosion
Répartition des surfaces de maïs en France

Une sole stabilisée


Après avoir accusé une baisse au début des années 2000 (notamment en raison des épisodes de sécheresse), les surfaces de maïs se sont stabilisées en France un peu au-dessus de la barre des 3 millions d’hectares.

En 2010, la surface totale se répartissait de la façon suivante :

  • 1,68 million d’ha en maïs grain (13,7 MT) ;
  • 1,44 million d’ha en maïs fourrage (16,1 MT) ;
  • 17 000 ha en maïs doux ; (0,13 MT) ;
  • 49 400 ha en maïs semence (0,10 MT)


On a assisté, en 2010, à une érosion des surfaces de maïs grain de plus de 9% (à 1,52 million d’ha). Cette baisse est liée à deux phénomènes :

  • La lutte contre la chrysomèle (Diabrotica virgifera), qui se traduit par la confinement de zones importantes : 3 500 ha en Alsace et 5 000 ha en Rhône-Alpes ;
  • Le prix attractif du tournesol qui a amené certains agriculteurs à préférer cette culture au maïs, en particulier en Poitou-Charentes.




Le marché mondial du maïs : fortes tensions en vue


Le marché mondial du maïs est caractérisé par une forte volatilité des prix et des tensions entre l’offre et la demande. En effet, bien qu’elle soit en progression (819 MT en 2010), la production mondiale ne parvient pas à couvrir une demande qui croît encore plus vite (837 MT). Du coup, les stocks diminuent et les prix grimpent.


Le marché mondial du maïs : fortes tensions en vue
 

Etats-Unis

L’augmentation de la demande intérieure, tirée en particulier par le débouché éthanol, se traduit par une réduction inquiétante des stocks et une limitation des importations.


Amérique du Sud

Si les surfaces emblavées se stabilisent au Brésil, elles continuent à augmenter en Argentine. La production sud-américaine est donc solide. Les rendements sont néanmoins soumis aux caprices du phénomène climatique Niña.


Chine

La consommation chinoise a fortement augmenté ces dernières années, au point que cet exportateur de maïs risque à courte échéance d’avoir à recourir aux importations.


Union européenne

L’Union européenne présente un bilan déficitaire qui se traduit par des importations de maïs serbe pour l’Europe du Sud et de maïs brésilien pour l’Europe du Nord et la péninsule ibérique.

 

Les principaux débouchés du maïs en France


Alimentation animale : le grand rival du blé

L’alimentation animale est le principal débouché du maïs, qu’il soit récolté en grain ou en fourrage. Le maïs grain est destiné aux volailles, ovins et aux porcs, le maïs fourrage aux bovins. La récolte peut être consommée par les animaux sur l’exploitation ou bien être commercialisée.

Le secteur de l’alimentation animale consomme de 4 à 5 millions de tonnes de maïs grain par an (sur 15,3 MT en 2009), dont 3 millions de tonnes en moyenne via les fabricants d’aliments du bétail (FAB). Le solde est directement consommé sur la ferme.
Toutefois, le secteur enregistre d’importantes fluctuations d'incorporation d’une année à l’autre en fonction du prix des matières premières : maïs et blé se retrouvent en concurrence directe.


Industrie : l’essor de l’amidonnerie et l’émergence de l’éthanol

Le secteur industriel consomme environ 2,4 millions de tonnes de maïs, dont une partie des produits est ensuite exportée (1,6 MT), notamment vers les pays tiers.

Avec 2 millions de tonnes, l’amidonnerie est le principal secteur industriel utilisateur de maïs : plus de 40% des produits qui en découlent sont destinés à des utilisations non alimentaires. Parmi les débouchés : le papier carton, la pharmacie, les bioplastiques, les colles… Vient ensuite la semoulerie (0,4 MT) : snacks, corn-flakes, polenta et bières.


(Source : Maiz Europ – Fotolia)


L’éthanol à base de maïs est encore émergent en France. Depuis 2008, l’usine d’Abengoa Bioenergy France, à Lacq dans les Pyrénées-Atlantiques, transforme environ 500 000 tonnes de maïs par an en 2 millions d’hectolitres de bioéthanol.


Export : la Hongrie et la Roumanie contestent le leadership français

Premier producteur de maïs européen, la France est aussi le premier exportateur de l’Union. Toutefois les volumes tendent à diminuer depuis quelques années en raison d’une demande intérieure plus forte et de l’apparition d’une concurrence intracommunautaire.

(Source : Maiz Europ)


A l'exception de 2003, année marquée par la sécheresse, les exportations de maïs grain se situaient habituellement autour de 8 millions de tonnes. Depuis 2004-2005, les volumes ont baissé régulièrement pour atteindre 5 millions de tonnes en 2007.
Aux exportations de maïs grain, il faut ajouter celle des produits issus de l’amidonnerie et de la semoulerie. Celles-ci oscillent généralement autour de 1,6 million de tonnes. La France exporte la quasi totalité de son maïs grain vers des pays de l’Union européenne (Allemagne, Italie, Grèce…). Les exportations vers les pays tiers (0,2 MT) entrent pour l’essentiel dans le cadre de l’aide alimentaire.
Toutefois, la France doit faire face à de nouveaux concurrents. L’entrée de la Hongrie et de la Roumanie dans l’Union remet en cause sa position. Elle cède aussi des parts de marché aux producteurs sud-américains, brésiliens et argentins, sur la péninsule ibérique.

 

Le maïs : la céréale la plus cultivée dans le monde


Découvert par Christophe Colomb à la fin du XVe siècle, le maïs est aujourd’hui présent sur les cinq continents à travers des milliers de variétés. C’est la céréale la plus cultivée sur la planète.

  • En grain ou en fourrage, il est un des piliers de l’alimentation animale et constitue un gage de qualité des viandes produites.
  • Doux ou moulu en farine, il est à la base de l'alimentation humaine dans de nombreux pays comme le Mexique ou encore en Afrique Centrale.
  • Transformé, il est un ingrédient majeur de la chimie verte. Son amidon est utilisé en papeterie et dans l'élaboration de plastiques biodégradables. Les dérivés de l'amidon interviennent dans la fabrication de médicaments : antibiotiques, vitamines et vaccins.
  • Fermenté ou distillé, il permet de fabriquer du biocarburant : l’éthanol.

Une culture qui contribue à la qualité de l'environnement


  • Savez-vous que 1 hectare de maïs produit 4 fois plus d’oxygène qu’un hectare de forêt et absorbe 4 fois plus de gaz carbonique?
  • Pour atteindre sa taille adulte (jusqu’à 3 m en France), le maïs absorbe d’importantes quantités de nitrates, contribuant ainsi à assainir le sol.
  • En se décomposant après la récolte, il piège le carbone dans la terre, contribuant ainsi à limiter l’effet de serre.

Une plante estivale qui se récolte à l’automne


  • Le maïs est semé en grande partie entre avril et mai. Vient alors la germination : la racine principale, ou radicule, perce la paroi du grain. Puis la première feuille apparaît à la surface du sol : c’est la levée.
  • Début juillet, les parties mâle et femelle se forment : le bourgeon terminal devient le panicule (la fleur mâle), tandis que certains bourgeons forment les épis (la fleur femelle).
  • De mi-juillet à mi-août, le panicule émet du pollen : les ovules sont fécondés et les feuilles terminent alors leur croissance.
  • De la fin de l’été à début octobre, ces ovules fécondés grossissent : c’est ainsi que les grains se forment. Ils se remplissent en stockant sucres (amidon), protéines et matières grasses.
  • En octobre, la plante arrive à maturation. Elle est prête pour la récolte, qui s’étend jusqu’à novembre.

Pour aller plus loin :


Rendez-vous sur le site de Maiz'Europ', organisme fédérateur de la filière française de maïs c'est ici !

Retrouvez les statistiques agricoles annuelles du ministère de l’Agriculture c'est ici !


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