BASF France Agro

Le charançon des tiges

Ravageur du colza


Les larves de ce charançon provoquent des dégâts en s’installant dans les tiges de colza. La lutte consiste à intervenir contre les insectes adultes, 8 jours après les premières captures.


Description de l'insecte

  • Ce coléoptère de 3 à 4 mm de long, noir mais qui paraît gris cendré du fait de sa pilosité, se caractérise comme tous les charançons, par une trompe qui porte les antennes. On le distingue des autres charançons par la coloration noire de ses pattes. L’adulte est difficile à repérer sur les plantes car il se laisse tomber au sol et fait le mort à la moindre perturbation.

  • La larve d’un blanc jaunâtre et qui mesure environ 7 mm de long, est apode (pas de pattes). Sa tête, initialement brun foncé, devient brun jaune en fin de développement.

Le charançon des tiges du colza - ravageur du colza

Votre contact BASF

Infos techniques, étiquettes et FDS

N'hésitez pas à me contacter

0 800 100 299 (Service et appel gratuits)

Sa biologie


Les charançons de la tige émergent dès les premiers réchauffements en janvier-février. Les femelles pondent, une à deux semaines après leurs premiers vols, à l’intérieur des jeunes tiges en montaison. Les larves provoquent alors des dégâts en se nourrissant de la moelle et peuvent alors causer des déformations voire un éclatement de la tige. Cela a pour conséquence un affaiblissement général de la plante, un risque accru de dessèchement, de verse, d’attaque par d’autres parasites ou encore d’avortement des boutons floraux.


Stade de sensibilité : de la reprise de végétation jusqu’à fin montaison.


Les dégâts dus au ravageur

  • Les attaques de charançons des tiges se reconnaissent d’abord à la présence de trous dans la tige de 1 mm de diamètre environ, baveux puis bordés de blanc, souvent situés à la base des ramifications.

  • Ces trous s’étirent ensuite et provoquent des renflements, des torsions de la tige et dans certains cas des éclatements.

  • Des champignons s’installent ensuite dans les blessures et provoquent des pourritures et un dessèchement prématuré. La plante réagit par la production de ramifications secondaires à la floraison tardive.

  • La nuisibilité élevée de ce ravageur est aggravée par des conditions sèches et lorsque l’attaque a lieu à la reprise de végétation (tiges de 2 à 20 cm).


Méthodes de lutte


Il est important de ne pas se précipiter et d’attendre que le seuil de traitement soit atteint afin de viser une population d’insecte plus importante.


Les « cuvettes jaunes » sont le moyen essentiel pour surveiller la pression en charançons.

  • Courant février : si capture de charançons attendre, se référer aux données du BSV de votre région et différer l’intervention pour s’approcher du début de montaison.
  • Surveiller particulièrement quand la température journalière dépasse 9°C.
  • Traiter dans les 8 jours qui suivent les captures.
  • Un second traitement peut être nécessaire 15 jours après le premier.

Seuil d'intervention


Il est conseillé de surveiller les parcelles dès janvier, au moyen de cuvettes jaunes placées au-dessus de la végétation et d’intervenir dans les 8 jours qui suivent les premières captures.

Un second traitement peut être nécessaire 15 jours après le premier.


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

Produits pour les professionnels : utilisez les produits phytopharmaceutiques avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.