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BASF et la filière Soja



Céline Douville
Céline Douville

«Dans un contexte qui redevient favorable au soja, BASF veut aider les producteurs à améliorer la productivité de cette culture par une maîtrise raisonnée des adventices.»


Après des années de déclin, le soja retrouve des couleurs. La raison de ce retournement? Un environnement réglementaire et économique à nouveau favorable. En outre, les atouts agronomiques et environnementaux de cette légumineuse aux débouchés variés répondent parfaitement aux nouvelles orientations de l’agriculture. Céline Douville, responsable des filières Cultures industrielles, présente les caractéristiques de la filière soja en France et explique comment BASF accompagne les producteurs.


La place du soja dans l’agriculture française


Le soja est une culture très particulière, car elle peut être valorisée aussi bien pour son huile que pour ses protéines. Elle appartient aux cultures «oléoprotéagineuses».


Au niveau agricole, le soja occupe une place très différente en France ou en Europe, par rapport à l’échelle mondiale.

En effet, au niveau mondial, le soja est la culture oléagineuse cultivée très majoritairement : elle représente près des 3/4 des surfaces oléagineuses, très loin devant le colza et le tournesol.


Evolution des surfaces de graines oléagineuses dans l'UE


En Europe, la représentation des trois cultures est très différente : malgré une demande importante en tourteaux et en graines pour l’alimentation animale, le soja reste une culture mineure en Europe. Il représente à peine 5% de la production oléagineuse de l’Union européenne, assurée principalement par le colza et le tournesol.

Résultat : des volumes d’importations élevés en provenance des grands pays producteurs : Etats-Unis, Brésil, Argentine.




Production et consommation de soja en Europe en 2012


Production et consommation de soja en Europe (Onidol, 2012)


En France, la photographie est assez proche de celle de l’Europe : le soja n’occupe qu’une place mineure parmi les surfaces cultivées.

Le soja rejoint en cela les cultures protéagineuses, dont les surfaces sont en déclin dans notre pays depuis les années 2000.

Evolution contrastée des surfaces de soja en Franc



Si l’on regarde en arrière, depuis trente ans les surfaces de soja ont connu de fortes fluctuations, liées aux évolutions de la réglementation et au cours des marchés.



Evolution des surfaces de graines oléagineuses


Depuis 2009, sous l’effet de prix favorables, la tendance est à nouveau à la hausse : 43 000 ha en 2013, 75 000 ha en 2014 et autour de 100 000 ha en 2015, selon les prévisions.



Evolution des rendements de soja en France de 1982 à 2014

En termes de rendement, le niveau moyen pour les dix dernières années avoisine les 27q/ha avec une progression régulière de 2 q/ha tous les dix ans.












Au final, avec une production actuellement de l’ordre de 110 000 tonnes de graines de soja (100% non OGM), la France est loin de subvenir à ses besoins.

Elle importe, essentiellement sous forme de tourteaux, l’équivalent de 4,8 millions de tonnes de graines de soja.


Zones de production de soja en France


Les principales régions de production en France

La production de soja en France se partage entre deux régions de France: le Sud-Ouest (avec irrigation) et l’Est (de Rhône-Alpes à l’Alsace). Mais de nouveaux bassins (Centre et Poitou-Charentes) s’y intéressent depuis peu.






Les débouchés de la filière soja en France


En France, c’est d’abord pour sa richesse en protéines que le soja est utilisé.


En effet, l’alimentation animale représente le principal débouché de la production conventionnelle. Le soja est principalement destiné aux volailles et aux jeunes animaux. Il est utilisé sous forme de graines entières, extrudées ou toastées.

Cependant, l’alimentation humaine constitue un débouché en croissance en France, comme en Europe. Les « soyfoods » se présentent sous forme de boissons au soja, tofu à cuisiner ou cuisiné, yaourts, glaces...


Un contexte économique et réglementaire favorable


Le contexte actuel est favorable au développement des surfaces de soja en France.

Depuis de nombreuses années, la France tente de limiter sa dépendance vis-à-vis des importations de protéines végétales, en soutenant les cultures protéagineuses.

Cela devient primordial actuellement, car la demande en protéines végétales des pays émergents augmente, ce qui entraîne des prix fortement à la hausse.


En profitant de la mise en place de la nouvelle Politique Agricole Commune, les autorités françaises ont mis en place plusieurs dispositifs dont l’objectif est de favoriser l’introduction des cultures protéagineuses dans les assolements, certains étant orientés précisément vers le soja :

  • incitation à la diversification des cultures dans les assolements
  • augmentation des surfaces d’intérêt écologiques (SIE) avec prise en compte des cultures protéagineuses
  • aides couplées spécifiques pour les cultures riches en protéines (mesure propre à la France, avec notamment une enveloppe pour le soja de 6 M€)
  • mesures agro-environnementales et climatiques spécifiques (obligation de 5 % - possible jusqu'à 10 % - de légumineuses dans l’assolement).

Par ailleurs, la production de soja française ne comporte pas de variétés génétiquement modifiées (GM). Or la demande est croissante sur ce marché. En Europe, ce marché est dominant pour l’alimentation humaine, mais concerne aussi l’alimentation animale (10 à 15% de la consommation). Le Japon ou la Corée se positionnent aussi sur ce marché, et la demande émerge depuis peu en Chine. Aujourd’hui, la prime non GM par rapport au cours standard atteint 15%.


Enfin, un autre créneau de différenciation du soja français est la filière biologique, qui représente 20% de la production française. Elle est destinée à 70% à l’alimentation humaine.


Les nombreux atouts du soja pour les agriculteurs


Sur le plan économique, le contexte général redonne de la compétitivité au soja pour les années à venir :

  • Tension des prix sur le marché des protéines.
  • Ration de prix soja/maïs à la hausse.
  • Hausse tendancielle du prix des intrants.
  • Intérêt pour les sources de protéines locales.
  • Nouvelles orientation de la PAC (lire plus haut).

Porté par ce contexte économique et réglementaire favorable, le soja devrait donc retrouver une place de choix dans les assolements.

L'occasion pour les agriculteurs de redécouvrir les autres points forts de cette culture :


Sur le plan agronomique, la culture du soja constitue un atout de choix dans les rotations:

  • Excellent précédent cultural
  • Econome en intrants, en temps et en matériel
  • Peu sujet aux maladies et aux attaques de ravageurs
  • Amélioration de la structure du sol (qualité du système racinaire et récolte précoce sur sol généralement sec et moins sensible aux tassements)
  • Adapté à de nombreux systèmes de culture (irrigation, travail du sol)

Il faut noter que l’inscription régulière de nouvelles variétés permet l’extension des zones de culture du soja en France.


Sur le plan environnemental, enfin, le soja répond au cahier des charges d’une agriculture responsable :

  • Pas d'engrais azoté grâce à la symbiose entre les racines de soja et la bactérie Bradyrhisobium japonicum apportée par inoculation.
  • Réduction des apports azotés pour les cultures suivantes, d’où une réduction des émissions de gaz à effet de serre.
  • Peu de traitements phytosanitaires contre les maladies et les ravageurs.
  • Bonne valorisation de l’eau : le soja nécessite de 30 à 50 mm d’eau de moins qu’un maïs pour obtenir un rendement élevé en situation irriguée.
  • Souplesse permettant de réduire, voire de faire l’impasse sur les apports d’eau à certains moments sans compromettre le rendement.


Comment BASF accompagne la filière soja


La gestion des adventices est l’enjeu technique majeur sur cette culture.

BASF accompagne les producteurs de soja depuis de nombreuses années, notamment en leur fournissant des solutions permettant de mieux contrôler les adventices.

On peut citer en particulier notre herbicide de post-levée Pulsar© 40, lequel a constitué une vraie innovation dans le désherbage des parcelles de soja lors de son introduction sur le marché en 2009.

Utilisé en programme (pré-levée suivi d’un passage en post), Pulsar© 40 permet une maîtrise réellement efficace des adventices, y compris des plus difficiles comme ambroisie, lampourde ou datura. Aujourd’hui, 70% des parcelles de soja sont traitées avec Pulsar© 40.


Sur le terrain, nous accompagnons aussi les producteurs de soja sur les enjeux technico-économiques de la culture grâce à l’expertise de nos équipes régionales et de nos spécialistes.


Enfin, plus globalement, nous accompagnons les agriculteurs sur les bonnes pratiques et l’utilisation responsable de nos produits.



Les guides pratiques du Cetiom
Le Cetiom édite chaque année un guide très complet sur la conduite de la culture du soja. Il peut être téléchargé gratuitement sur le site internet du Cetiom ou commandé en version papier.
Guides Culture Soja du Cetiom


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

 
 
 
 
 
 

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