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Protection fongicide des céréales : région par région, nos experts font le bilan de la campagne 2018


« Des rendements en retrait, une pression tardive mais élevée des maladies »


Fortes pluies hivernales, froid, canicule, sécheresse, orages … le climat est passé par des phases extrêmes tout au long de la campagne. Conséquences, à l’exception de l’extrême nord de la France, les rendements en céréales sont en général décevants cette année, et surtout très hétérogènes. La qualité est par contre, au rendez-vous. Côté maladies, la septoriose reste la principale préoccupation en blé, et l’helminthosporiose, en orge. Même si les autres maladies ont aussi été présentes cette année. Le deuxième traitement, au stade « dernière feuille étalée », reste à privilégier dans la construction du programme, quoiqu’il arrive.



Des rendements très moyens


2018 restera comme une petite année pour les céréales pour les agriculteurs français. Les rendements sont corrects dans la partie nord de la région Hauts de France, mais en général décevants ailleurs et surtout très hétérogènes d’un secteur à un autre, ou d’une parcelle à une autre. Il faut dire que le climat est passé par des phases extrêmes tout au long de la campagne, avec des excès de pluies pendant l’hiver et au début du printemps, des pics de froid en février, des records de températures en avril, juin et juillet, un nombre d’impacts d’orages exceptionnels en mai et des périodes extrêmement sèches. La qualité est par contre au rendez-vous partout, sauf en blé dur dans le sud-ouest, et en orge dans l’est. La remontée des cours compense également les rendements en retrait.

Une arrivée tardive des maladies


La septoriose est en général arrivée assez tard cette année. Elle reste malgré tout, la principale maladie en blé, avec une nuisibilité qui s’est élevée en moyenne à entre 15 et 20 q/ha, mais jusqu’à 35 q/ha sur variétés sensibles dans les Hauts de France. La pression piétin-verse a été plus élevée que d’habitude notamment dans le centre-ouest. L’oïdium est par contre, resté très discret, même en Champagne. La rouille jaune s’est manifestée sur variétés sensibles mais de façon moins violente que les années précédentes. Les agriculteurs ont en revanche, dû faire face à des attaques de rouille brune dans bien des


régions. Autre particularité de l’année, Microdochium nivale a été signalée un peu partout en France. Quant à la fusariose des épis, elle a eu un impact sur blé tendre et blé dur dans les régions où il a plu au moment de la floraison, en particulier dans le sud-ouest, et dans une moindre mesure, dans le centre-ouest et en Bretagne.

Sur orges, les conditions climatiques ont été favorables à un retour de la rhynchosporiose en début de saison, et à une arrivée tardive de l’helminthosporiose, avec parfois, présence de ramulariose. La dégradation de la résistance à l’helminthosporiose des variétés les plus cultivées en France, Etincel et Isocel, s’est confirmée cette année. De même que la montée en puissance dans les essais, des souches d’helminthosporiose résistantes aux SDHI.


La « dernière feuille étalée », stade clé pour la protection


2018 confirme une fois de plus, l’importance du deuxième traitement, au stade « dernière feuille étalée ». A lui-seul, il a permis d’éviter selon les régions, entre 60 et 80% des pertes de rendement liées aux maladies, en blé. Le premier traitement était à ajuster en fonction de l’arrivée des maladies. A ce titre, le recours à un OAD et notamment à Atlas, a été précieux cette année pour affiner le positionnement de l’application, voire s’en passer.


Les associations à base de Xemium et de F500

En blé, pour le 2ème traitement, ce sont les solutions les plus complètes, à base de triazole, SDHI et strobilurine, qui ont été les plus performantes, et notamment, les associations triazole + Xemium + F500. Le Xemium apporte de la curativité et de la persistance. Pour le premier traitement, les associations à base de triazole et chlorothalonil voire soufre en solution de biocontrôle, ont très bien tiré leur épingle du jeu.


Sur orges, la prime était aussi pour le 2ème traitement, aux solutions à base de triazole et de strobilurine, notamment de F500, ou de triazole + SDHI + strobilurine. L’ajout de F500 à ce stade, a confirmé son intérêt contre les souches d’helminthosporiose résistantes.




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