BASF France Agro

Protection fongicide céréales : comment définir la « juste dose » ?


La pratique du sous-dosage des produits fongicides est assez répandue. Elle n’est pourtant pas sans effet sur la durée d’action, la curativité, le contrôle des maladies foliaires ou la gestion des modes d’action. En outre, elle ne garantit pas le meilleur rendement économique, comme le prouvent les essais d’Arvalis-Institut du végétal. Les règles à connaître pour définir la « juste dose », celle qui donne le meilleur résultat technico-économique.


La tentation du sous-dosage

Réduire les doses de produits utilisés pour faire des économies, quitte à perdre un peu en quintaux, est une pratique assez répandue. Elle s’observe notamment avec les nouveaux produits, plus efficaces que les précédents : certains utilisateurs les sous-dosent délibérément en espérant que le gain d’efficacité compensera la perte de rendement. D’autres encore jouent sur la flexibilité dose offerte par le produit pour se rapprocher le plus possible de la limite inférieure préconisée. Cette pratique du sous-dosage n’est pourtant pas sans risque.


Les dangers du sous-dosage

Les risques induits par l'utilisation de doses réduites de produits de traitement sont de plusieurs ordres :

  • Une moindre durée d’action : la dose utilisée obligera à rapprocher la date de l’application suivante ou à exposer la culture aux attaques de maladies si on ne la modifie pas.
  • Une moindre curativité : bien qu’on préconise une application préventive des fongicides, il faut parfois compter sur leur action curative dans certains contextes. C’est le cas en 2013 : en raison du retard de la végétation, certains agriculteurs ont supprimé le T1 de leur programme et comptent sur le T2 pour faire tout le travail.
  • Un mauvais contrôle des maladies foliaires : la dose utilisée n’offrira pas un spectre aussi large et ne pourra pas contenir aussi efficacement les principales maladies foliaires des céréales.
  • Un risque au niveau durabilité des modes d’action : on sait que l’utilisation de micro-doses a tendance à aumenter la pression de sélection et à renforcer les phénomènes de résistance des champignons aux fongicides.


Ce que montrent les essais menés par Arvalis

Comme chaque année, les experts d’Arvalis-Institut du végétal ont conduit en 2012 des essais d’efficacité et de rentabilité portant sur les principales solutions fongicides du marché. Premier enseignement : les nouveaux SDHI comme Adexar® ont obtenu les meilleurs résultats.

Dans le cadre de ces essais, Adexar®a été testé en application unique à la dose de 1 l/ha (dose préconisée) et à la dose de 0,6 l/ha. Les résultats obtenus sur septoriose sont sans appel, comme on peut le voir sur ce tableau :

 Rendement brut (q/ha)Coût programme (€/ha)Bénéfice gain net (€/ha)
Adexar® 0,6 l/ha83,332 
Adexar® 1 l/ha87,453+61€/ha

2012 - 5 essais septoriose - 1 seule application - Arvalis - Institut du végétal


On constate qu’avec Adexar® dosé à 1 l/ha, on obtient un gain de rendement de 4,1 q/ha (82€/ha) pour un surplus d’investissement de 21 €/ha. Sur la base d’un prix du blé de 200 € la tonne, on obtient :

  • un gain de rendement brut de 82 €/ha
  • un gain de rendement net de 61 €/ha


La nécessité de raisonner la protection fongicide

Chaque année est différente. Il est donc déconseillé de reconduire purement et simplement l’enveloppe budgétaire de l’année précédente. L’investissement fongicide doit tenir compte de nombreux paramètres, dont principalement la pression maladie et le cours des céréales. Mais aussi le nombre d’applications prévues dans le programme, la variété semée, la date de semis, etc.


Le raisonnement de la protection fongicide cherchera ainsi à obtenir l’optimum technico-économique. Il s’agira de définir le niveau d’investissement fongicide qui permettra d’obtenir la meilleure rentabilité. En prenant bien sûr en compte le nombre d’interventions, leur positionnement, le choix des produits et leur dosage.


La « juste dose » est un compromis

La bonne dose n’existe pas. C’est pourquoi nous préférons parler de « juste dose ». Celle-ci se situe dans une fourchette et doit être fixée selon les principes du raisonnement : il s’agit toujours d’un compromis entre l’efficacité maximale et la rentabilité maximale.


Le distributeur peut aider l’agriculteur à construire son programme fongicide. Il existe aussi des outils d’aide à la décision permettant d’optimiser la protection fongicide des cultures. C’est le cas du service Atlas - maladies du blé proposé par BASF : il permet un raisonnement du programme fongicide à l’échelle de la parcelle.

 
 
 



C’est le gain net obtenu sur blé avec Adexar® dosé à 1 l/ha par rapport au dosage à 0,6 l/ha (essais Arvalis 2012).

La « juste dose », c’est :


  • Une durée d’action suffisante.
  • Une certaine curativité si nécessaire.
  • Un bon contrôle des principales maladies foliaires.
  • Une gestion responsable et durable des modes d’action.
  • Un meilleur retour sur investissement.
 
Le simulateur de marges 2013

Le simulateur de marges 2013

BASF a développé à l’intention de ses clients un simulateur de marges brutes qui permet de calculer, région par région, les gains générés par la protection fongicide en tenant compte de tous les paramètres de l’année.

Demandez le simulateur de marges à votre interlocuteur local BASF.

 

Atlas, un service de conseil pour la protection fongicide du blé

Atlas-Maladies du blé est un outil d’aide à la décision développé par BASF. Il permet d’optimiser le positionnement des traitements fongicides des blés. Pour l’agriculteur, c’est l’assurance de gagner des quintaux, de limiter le nombre de traitements et de mieux organiser ses chantiers.

Témoignages d’utilisateurs du service Atlas

 

Construire son programme fongicide blé autour d’Adexar

Le meilleur positionnement d’Adexar dans un programme se situe en T2 au stade dernière feuille étalée à la dose de 1l/ha.

En fonction des conditions de l'année, de la sensibilité de la variété et de la parcelle, on décidera du positionnement d’un T1, plus ou moins précoce.

Les recommandations de David Malavergne, responsable agronomique chez BASF.


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

Produits pour les professionnels : utilisez les produits phytopharmaceutiques avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.