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Rouille jaune : une maladie en forte progression

Maladie du blé


La rouille jaune, Puccinia striiformis, maladie très préjudiciable au rendement, est en forte progression en France depuis 2011, notamment du fait du développement de la race Warrior. A la faveur du climat, sa fréquence, son extension géographique et son intensité ne cessent d’augmenter.

Epidémiologie de la rouille jaune

  • Cibles : blés (tendre et dur), triticale, orge.
  • Période de développement : sortie hiver, voire automne.
  • Type d’épidémie : explosif et précoce.
  • Température optimale (germination spores) : 10 à 15 °C, mais les souches actuelles tolèrent des température plus élevées.
  • Vitesse du cycle : 9 jours.
  • Taux d’humidité optimal : 100%.
  • Capacité de sporulation : très élevée.
  • Dissémination : par le vent.
  • Plantes hôtes en hiver : repousses de céréales ou cultures à semis précoce.


Symptômes

Les symptômes de la rouille jaune peuvent être observés sur les feuilles, les gaines mais aussi les épis. Ils se caractérisent par la présence de pustules allongées (urédosores), de couleur jaune-orangée, organisées de façon linéaire entre les nervures de la face supérieure des feuilles.


L’épidémie débute souvent sur des plantes individuelles, généralement en automne (contamination primaire). Les symptômes apparaissent lentement pendant l'hiver et ne sont souvent détectés qu’au début du printemps, lorsque de petites zones ou foyers de plantes infectées se détachent visuellement dans les champs.


Aux premières phases de la maladie, les pustules jaune-orangé de la rouille jaune sont difficiles à distinguer de celles de la rouille brune. Rapidement, l’évolution de leur organisation en lignes jaunes sur les jeunes feuilles permet un diagnostic sans équivoque. A un stade plus avancé de la maladie, les stries finissent par se rejoindre pour finalement occuper la largeur complète du limbe. Les feuilles finissent par se fendiller et s'enrouler aux environs des mois de mai/juin, lorsque le climat est chaud et sec.


Cycle de vie et facteurs favorables


Cycle de vie de la rouille jaune

Le champignon passe l’hiver sous forme d’urédospores sur les repousses de céréales ou les cultures à semis automnal précoce ou de mycélium en dormance. Sous cette dernière forme, moins exposé aux conditions hivernales hostiles, le champignon peut survivre à de très faibles températures (jusqu’à -10°C). Au printemps, lorsque le climat devient frais et humide, le champignon reprend son développement pour initier les contaminations secondaires via la production de nouvelles urédospores. Ces urédospores présentent la caractéristique d’être regroupées en amas appelés « unités de dissémination ».


Des températures comprises entre 10 et 15°C et un taux d’humidité relative voisin de 100% sont les conditions optimales pour la germination des spores, la pénétration des tubes germinatifs dans l’hôte végétal et la production de nouvelles spores ensuite disséminées par le vent. Le vent va permettre la dispersion des spores à la fois sur de courtes et de longues distances. La rouille jaune présente une très forte capacité de sporulation.


Le champignon est généralement inhibé par les températures supérieures à 20°C, même s’il existe des souches tolérant les fortes températures. Le cycle complet de la maladie, de l’infection à la production de nouvelles spores, peut être achevé en sept jours dans des conditions idéales et se répéter de nombreuses fois en une saison.


Evolution de la rouille jaune

  • Sensibilité en progression.
  • Contournement de résistances variétales.
  • Nouvelles races plus agressives et plus tolérantes aux UV et aux températures supérieures à 15°C (Warrior)



Nuisibilité


La nuisibilité de la rouille jaune est considérable.

Dans les parcelles touchées, elle peut atteindre 70%. Sa fréquence est plus faible que d’autres maladies foliaires, mais ses conséquences sont extrêmement dommageables dans les parcelles touchées.








Stratégie de lutte

  • Réduire le risque maladie : choix de variétés résistantes.
  • Surveiller et intervenir le plus tôt possible : dès la sortie d’hiver.
  • Choisir le bon fongicide et adapter le dosage à la virulence de l’attaque.

NOS DOSSIERS


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