BASF France Agro

BASF et la filière protéagineuse


« Le pois est une culture intéressante sur le plan économique et sur le plan agronomique : il faut l’encourager ! »


Emilie Jaussaud, Responsable marketing cultures industrielles BASF
Emilie Jaussaud, Responsable marketing cultures industrielles BASF

Emilie Ardissone, Responsable Marketing pour les Cultures Industrielles, explique pourquoi elle soutient la relance des cultures protéagineuses et présente les solutions de protection de BASF contre les parasites de ces cultures.


Pourquoi BASF soutient-il la relance des cultures protéagineuses, et spécialement du pois?


Nous sommes convaincus de l’intérêt de cette culture pour l’agriculture française. Sur le plan économique d’abord : malgré les aides mises en place depuis 2010, la production ne parvient pas à ce jour à satisfaire la demande des différents débouchés – alimentation animale, ingrédients agroalimentaires et exportation. Il existe donc un potentiel inexploité. Cette forte demande se traduit depuis plusieurs années par des cours élevés (120% du prix du blé en moyenne). Enfin, c’est une culture économe tant en nombre d’interventions qu’en intrants, principalement l’azote, qu’elle fixe comme toute légumineuse.


Mais le pois est aussi une culture intéressante sur le plan agronomique. C’est l’un des meilleurs précédents du blé et du colza. Il permet ainsi non seulement de réduire l’apport azoté de 20 à 50 unités/ha pour la culture qui le suit, mais il génère aussi un gain de rendement non négligeable : de 7 à 10 q/ha pour un blé suivant un pois. En outre, il facilite l’implantation de la culture suivante grâce à son système racinaire qui structure le sol et grâce à sa récolte précoce. Le pois permet enfin un meilleur contrôle des mauvaises herbes et des maladies dans la rotation en raison de son cycle de culture décalé par rapport aux grandes cultures d’automne.


Quelles sont les limites de cette culture et comment BASF peut-il aider les agriculteurs à les repousser?


Le pois est une culture technique, qui réclame un bon savoir-faire : choix des variétés, des parcelles (notamment pour la gestion du risque aphanomyces), période et densité de semis, préparation du sol… Une erreur de choix est tout de suite sanctionnée par une perte de rendement importante. Le pois est aussi très sensible aux conditions climatiques. Dans ce contexte, BASF souhaite apporter une réponse de spécialiste pour assurer une protection optimale de la culture et renforcer sa compétitivité.


Concrètement quelles solutions proposez-vous?


BASF est présent aux trois stades clés de la culture du pois : pré-levée, post-levée et floraison. Au stade pré-levée, l’enjeu est d’assurer la mise place du potentiel dès le semis par un contrôle précoce des adventices. Au stade de la post-levée, il s’agit d’accompagner le développement de la culture en la protégeant contre les mauvaises herbes (solutions compatibles avec les programmes « tout en post ») et contre les insectes (thrips et sitones). A la floraison, il faut préserver le potentiel jusqu’à la récolte en protégeant le pois contre les maladies (anthracnose, botrytis, rouille). Nous offrons aussi des solutions pour contrôler les pucerons et les tordeuses, afin de protéger la culture contre les ravageurs jusqu’à son terme.


Evolution des surfaces et des rendements de pois



Evolution des surfaces et des rendements de pois


Dans les années 90, le pois protéagineux était cultivé sur près de 600 000 ha en en France. Il a ensuite décliné pour des raisons agronomiques (arrivée de la maladie du sol Aphanomyces, stagnation des rendements) et économiques (manque de compétitivité par rapport au soja importé). En 2009, la France a voulu donner un nouvel élan aux cultures de protéagineux par une réorientation des aides européennes. Cette décision s’est traduite dès 2010 par un doublement des surfaces de pois. Avec la fin de certaines aides en 2011, le mouvement de baisse a repris. Les rendements restent stables : autour de 45 q/ha en moyenne ces dernières années. L’amélioration génétique des variétés et la diffusion de bonnes pratiques agronomiques pourraient les faire progresser.

 

Les chiffres du pois


Surface : 134 000 ha*

Rendement moyen : 46 q/ha*

Production totale (2012) : 556 000 t

(*estimation 2013, source UNIP)

Les chiffres de la féverole


Surface : 67 500 ha*

Rendement moyen : 44 q/ha*

Production totale (2012) : 306 000T

(*estimation 2013, source UNIP)

 


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

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