Que retenir des Culturales 2017 ?

Avec près de 18 000 visiteurs et 280 exposants, l’édition 2017 des Culturales confirme l’importance du rendez-vous biennal organisé par Arvalis-Institut du végétal. Les réactions de Dominique Jonville, responsable filières céréales et agronomie.

Conduite par Dominique Jonville (1er plan, à gauche), la délégation BASF aux Culturales 2017.
Conduite par Dominique Jonville (1er plan, à gauche), la délégation BASF aux Culturales 2017.


C’est sous un soleil généreux qu’une foule de techniciens et d’agriculteurs s’est retrouvée, les 14 et 15 juin 2017, à Bétheny dans la Marne, pour la 12e édition des Culturales. Pour la première fois de son histoire, la manifestation se déroulait dans le Grand Est, sur le site de la ferme expérimentale 112, fraîchement rebaptisée Terralab. Située sur le site de l’ancienne base aérienne de Reims, cette ferme est gérée par l’association Agroressources et bioéconomie demain, qui était coorganisatrice de l’événement avec Arvalis-Institut du végétal.


Pour leur première escale en Champagne, les Culturales ont battu des records : 30 partenaires, 280 exposants et près de 18 000 visiteurs ! Une affluence qui montre que ce rendez-vous biennal est devenu le salon technique de référence des grandes cultures. Un avis partagé par Dominique Jonville, responsable filières céréales et agronomie.


Près de 18 000 visiteurs pour l’édition 2017 : un record ! A quoi tient le succès des Culturales ?


Au fil des années, les Culturales sont devenues le rendez-vous incontournable de la filière grandes cultures. Les agriculteurs viennent s’informer et s’approprier le meilleur de l’innovation pour améliorer les performances de leur exploitation ; pour les exposants comme BASF, c’est l’occasion d’un dialogue fructueux avec eux mais aussi avec les techniciens des coopératives et les autres exposants. Rien que sur notre stand, nous avons accueilli près de 1 000 visiteurs !


Justement, que proposait BASF sur son stand ?


Nous animions trois ateliers sur des thématiques différentes. L’un consacré à la protection fongicide des céréales, centré sur l’importance du positionnement des applications. L’autre dédié aux stratégies de désherbage à appliquer en fonction de l’adventice dominante. Le dernier atelier était consacré à la sécurité, avec notamment une démonstration de la nouvelle combinaison– premier EPI certifié – que nous avons développée avec Cepovett. En participant à un quiz, les visiteurs pouvaient ainsi gagner une combinaison toutes les heures. Nous en avons profité aussi pour réaliser des démonstrations d’Ezy-Connect, un système de remplissage du pulvérisateur en transfert fermé qui supprime l’exposition de l’agriculteur aux produits phytosanitaires pendant le remplissage et le nettoyage du pulvérisateur.


Quel était l’état d’esprit général des agriculteurs que vous avez rencontrés ?


On aurait pu s’attendre à un certain pessimisme compte tenu des mauvais résultats de l’année 2016, mais il n’en a rien été. Nous avons rencontré des professionnels déterminés et ouverts à l’échange, cherchant constamment des solutions pour optimiser leur travail au quotidien. Je les ai trouvés confiants dans l’avenir, misant notamment sur l’innovation pour répondre aux exigences d’une agriculture à la fois productive et responsable.


A ce sujet, sont-ils intéressés par l’innovation numérique et technologique ?


Certainement. Ces innovations ont fait partie des stars de ces 12e Culturales. Robots de désherbage, drones, outils d’aide à la décision, etc. représentent des pistes prometteuses qui vont dans le sens de ce qu’on appelle l’agriculture de précision. Mais il y a d’autres domaines à explorer, comme le montraient les différentes « fermes » présentées par Arvalis-Institut du Végétal. Notamment la « ferme fertile » qui mettait en avant l’importance de l’agronomie : amélioration de la fertilité des sols, efficience des facteurs de production, valorisation des innovations génétiques…


Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.