BASF France Agro

Accompagner les agriculteurs pour cultiver la biodiversité


BiodiversID poursuit son engagement en zone agricole. Chaque année, ce programme va encore plus loin dans la préservation de la biodiversité, portée par la motivation de son réseau d’agriculteurs. Armés de protocoles de suivis, formés régulièrement, les exploitants scrutent les pollinisateurs, oiseaux, ou insectes auxiliaires sur leur ferme. Ils réfléchissent à la manière d’accroître leur présence, tout en maintenant le niveau de production.


Biodiversité dans les vergers
Biodiversité dans les vergers


BiodiversID prend de l’envergure. De 36 exploitations en 2013, le réseau en compte désormais 50. Il a été lancé en 2012 par Farre(1), le Réseau biodiversité pour les abeilles et BASF France division Agro. Il analyse les indicateurs les plus pertinents en zone agricole et aide les exploitants à mettre en place des pratiques favorables à la biodiversité.


Des agriculteurs spécialistes de la biodiversité


Insectes pollinisateurs, perdrix grises et rouges, faisans, oiseaux sont régulièrement comptés grâce à des protocoles de suivi. Les pratiques et la qualité du paysage de l’exploitation sont aussi analysées. L’agriculteur reçoit ensuite un diagnostic annuel de son exploitation. Ce document comporte des préconisations d’aménagement ou de gestion des infrastructures existantes.


“De 36 exploitations en 2013, le réseau en compte désormais 50.”


Sandrine Leblond, experte abeilles et biodiversité chez BASF France division Agro
Sandrine Leblond, experte abeilles et biodiversité chez BASF France division Agro

«En 2014, nous avons édité une brochure qui présente l’intérêt pour la biodiversité des haies, jachères, cultures intermédiaires piège à nitrates, bandes enherbées, prairies, mares, enherbements, indique Sandrine Leblond, experte abeilles et biodiversité chez BASF France division Agro. Des conseils de mise en place ainsi que leur coût sont précisés, tout comme leur équivalence en surface d’intérêt écologique dans le cadre de la politique agricole commune. C’est un document très pratique pour les agriculteurs».


Des formations sont également proposées. La reconnaissance des pollinisateurs était au programme des sessions de juillet et de septembre 2014. Le programme a par ailleurs lancé à l’automne 2014 une plateforme d’information pour saisir les données terrain. «Chaque agriculteur dispose d’un profil sur le site, avec un accès personnalisé. Le site permet des interactions avec les participants.»



NOËL DANILO, ÉLEVEUR EN POLYCULTURE ÉLEVAGE À PLOËRMEL (56)

Noël Danilo, éléveur en polyculture élevage à Plouërmel (56)« J’ai intégré BiodiversID en 2012 afin de favoriser la présence d’insectes pollinisateurs et des auxiliaires de culture. Si j’ai commencé par le comptage des abeilles sauvages et domestiques, des guêpes et des syrphes, j’ai étendu mon observation à tous les insectes pollinisateurs, aux papillons aux auxiliaires et ravageurs du blé et du maïs. Au moment des interventions culturales, je scrute la présence des perdrix et des faisans. J’ai aménagé des zones sur mon exploitation pour favoriser la biodiversité. Les corridors écologiques sont des zones de passages des animaux entre les bois, les cultures et les points d’eau. J’ai implanté près de trois kilomètres supplémentaires de talus et de haies, que j’entretiens sans produits chimiques. Par ailleurs, j’utilise un mélange de ray-grass et légumineuses sur les prairies dans l’optique d’avoir une floraison diversifiée attirant de nombreux insectes. Et j’ai introduit une bande de mélanges mellifères de cinq mètres composée de graminées et légumineuses. Enfin, j’ai mis en place des nichoirs pour les auxiliaires des cultures, les papillons, les abeilles sauvages et les insectes pollinisateurs.»


Les éléments agricoles attirent les abeilles


Les résultats obtenus aident à mieux comprendre la biodiversité et parfois contrer les idées reçues. Par exemple : au niveau national, 27 % du pollen récolté par les abeilles vient des cultures et un quart des jachères.

«Ces aménagements attirent les abeilles, poursuit Sandrine Leblond. Les agriculteurs disposent donc de leviers pour accroitre la biodiversité, sans que cela impacte fortement la gestion de l’exploitation». Le programme BiodiversID a aussi démontré que chaque milieu n’attire pas les mêmes pollinisateurs.

«En fonction des butineurs que les agriculteurs veulent avoir sur leurs exploitations, nous pouvons leur conseiller tel ou tel aménagement», explique l’experte abeilles et biodiversité.


Augmenter encore l'expertise


«Nous avons réussi à créer une véritable plateforme d’experts», déclare Sandrine Leblond. En effet, l’institut technique des grandes cultures, Arvalis, le groupement national interprofessionnel Gnis, et un agriculteur Rémi Dumery, ont rejoint le Comité scientifique du programme. Ils travaillent désormais au côté de l’école d’agronomie de Nancy Ensaia, de l’office nationale de la chasse et de la faune sauvage ONCFS, de Farre, du RBA et de BASF.

Des passerelles sont aussi créées avec d’autres projets. À l’instar d’Agribird, porté par la tête de réseau des instituts techniques, l’Acta. «Leur objectif de travail sur les oiseaux en milieu agricole rencontre le nôtre : ainsi nous allons travailler ensemble et partager notre réseau». BiodiversID utilise aussi les outils mis en place par le projet Auximore, sur les auxiliaires des cultures, notamment le site internet de reconnaissance unebetedansmonchamp.fr.

«Des suivis d’auxiliaires dans des fermes sont réalisés par une experte en entomologie. Nous voulons sensibiliser les agriculteurs à l’importance de préserver des alliés précieux. L’écoute est excellente.»

BiodiversID n’oublie pas la promotion des actions pour montrer l’engagement des agriculteurs. Un site Internet a été lancé http://biodiversid.com/, des panneaux de communication sont distribués aux agriculteurs et aux distributeurs et une newsletter bimestrielle est en cours de préparation.

(1) Forum des Agriculteurs Responsables Respectueux de l’Environnement


VRAI / FAUX

La quantité des surfaces d'intérêt écologique est plus importante que sa qualité.

Voir la réponse

FAUX

Par exemple, seulement 0,5 % du territoire d’un rucher implanté en jachères apicoles composées d’espèces bien choisies pour les abeilles (phacélie, trèfles, sainfoin...), permet de contribuer au 2/3 de leurs besoins nutritifs en saison.

 


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