Vendanges 2017 - bilan en région Sud-Ouest : « L’année a démarré avec le gel et se termine avec de très fortes attaques de botrytis »

2017 a été marquée par une semaine de gel en avril qui a provoqué des dégâts comme rarement la région a connus. Si la pression maladies et tordeuses est restée ensuite assez moyenne, les viticulteurs ont été confrontés à de fortes attaques de botrytis en fin d’été. Le point dans le Sud-ouest avec Philippe Ansiaux, Responsable Technique et Réglementaire chez BASF.

Comment s’est passée l’année pour les viticulteurs dans le Sud-Ouest ?


La principale caractéristique de l’année a été le gel de fin avril, qui a provoqué de très gros dégâts dans l’ensemble de la région, avec des parcelles gelées jusqu’à 100 %. Et en 2017, le Sud-Ouest engrangera ses plus faibles vendanges depuis très longtemps. Elles ont démarré avec les Blancs, fin août avec une dizaine de jours d’avance sur d’habitude, et malheureusement les viticulteurs ont dû faire face, au deuxième gros handicap de l’année, le botrytis. En blanc, ceux qui ont trié la vendange, s’en sortent bien mais avec des volumes extrêmement faibles. En rouges, les volumes ne sont pas non plus au rendez-vous et les coups de chauds ont provoqué une maturation trop rapide du raisin ; résultats, les baies ont une peau très fine et très fragile. Les récoltes sont terminées pour les blancs depuis la semaine dernière et fin septembre, il ne devrait plus y avoir beaucoup de rouges à récolter. On évoque des volumes en recul d’au moins 30 % pour l’ensemble de la région. Ce sera sans doute au-delà. Certains viticulteurs n’ont pas récolté plus de 10 % d’une vendange normale.


Et sur le plan des maladies ?


Dans l’ensemble, nous n’avons pas eu à faire face cette année à une très forte pression maladies. On a vu un peu de mildiou, mais avec un niveau de pression très classique. L’oïdium est resté assez discret. Et à quelques exceptions près, la pression tordeuses n’a pas été non plus très élevée. En revanche, les viticulteurs ont été confrontés à de très fortes attaques de botrytis. C’est la catastrophe dans certains secteurs. La maladie s’est manifestée très tôt, dès le mois de juillet. On en a vu pas mal au moment où la grappe s’est formée, à la mi-véraison, et la maladie s’est pleinement exprimée juste avant les vendanges. On peut imaginer que le botrytis a connu des conditions de développement très favorables cette année.


Quels étaient les bons choix en termes de protection ?


En fonction du gel, la vigne se trouvait à des stades très hétérogènes, et il est toujours assez compliqué d’intervenir dans ces conditions. Mais globalement, à l’exception du botrytis, les viticulteurs ont bien géré le mildiou, l’oïdium et les ravageurs. Comme d’habitude, pour contrôler correctement les maladies, il fallait anticiper l’arrivée des pluies et des maladies, et traiter avant.


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