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« Une année fortement impactée par le gel, puis par le mildiou »

L’année a vraiment été très compliquée pour la vigne dans pratiquement tous les vignobles. Gel, froid, pluviométrie excessive … puis mildiou et botrytis, les handicaps se sont accumulés en 2021 pour les viticulteurs, avec au final, des vendanges en moyenne en retrait de 30 % par rapport à l’an dernier, et parfois catastrophiques. Le point à l’échelle nationale avec David Claudel.

Que peut-on dire de l’année 2021 pour la viticulture française ?

Les viticulteurs ont à nouveau subi cette année, les caprices de la météo et ont été éprouvés par une saison très compliquée. Fin mars, l’année s’annonçait précoce avec un débourrement qui allait démarrer tôt … et une semaine plus tard, un épisode de gel a engendré des dégâts très importants dans une très large partie des vignobles. On a enregistré des records jusqu’à -8 ou - 9°C au petit matin le 8 avril, ce qui est très rare à cette période de l’année. Les viticulteurs ont mis en place des dispositifs pour protéger la vigne du gel, mais certains ont provoqué l’effet inverse et ont amplifié les dégâts. En effet, les équipements de brassage du vent ont accentué la déshydratation de la vigne, phénomène consommateur en énergie, entraînant des dégâts irréversibles lors de ces gelées noires.

Pratiquement tous les vignobles ont été touchés par le gel. Seuls l’Alsace et les autres cépages que le Chardonnay en Champagne, ont été relativement épargnés. L’année a ensuite été marquée par des périodes de sec et de froid puis par des pluies très importantes, parfois diluviennes.

Quelles ont été les conséquences de ces conditions climatiques atypiques sur la pression des maladies ?

La remontée des températures et les épisodes de pluie parfois intenses que nous avons connus à partir du mois de juin, ont provoqué des attaques très importantes de mildiou dans bon nombre de vignobles, en Charentes, dans le Bordelais, en Champagne, Alsace, Bourgogne … peu de régions ont été épargnées.

Nous avons observé moins d’oïdium cette année. Le botrytis s’est par contre manifesté, ce qui est en général le cas quand les raisins arrivent à maturité et son gorgés de sucre, et qu’il a plu pendant la floraison et avant la récolte. Le Frontonnais dans la Haute-Garonne par exemple, ou la Champagne, ont été particulièrement touchés. On note cependant que globalement le recours de plus en plus fréquent aux méthodes prophylactiques dans les parcelles, porte ses fruits et qu’à l’exception des cépages très sensibles au botrytis, les viticulteurs ont réussi à contenir la pression de cette pourriture grise.

Que peut-on dire des vendanges qui sont aujourd’hui presque terminées ?

Les vendanges ont démarré avec en moyenne dix à quinze jours de retard sur les dernières années, et resteront dans les mémoires des viticulteurs pour les faibles niveaux de rendement. Le gel a provoqué une baisse du nombre d’inflorescences, et même si des phénomènes de compensation ont joué, les répercussions sur le rendement ont été énormes. Les observateurs tablaient à la mi-septembre, sur une production nationale de 33 millions hl, soit en baisse de 29 % par rapport à celle de 2020 et de moins 25 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Une baisse des volumes considérable qui place cette année la France derrière l’Espagne (39 millions d’hl) ! Le décalage de maturation des baies a aussi imposé un tri à la récolte. Sur le plan qualitatif, l’année va aussi être compliquée et il faudra compter sur les compétences des œnologues. A noter que le pourtour méditerranéen fait exception avec de bonnes qualités cette année.

Que fallait-il faire en 2021, pour assurer une bonne protection contre les maladies de la vigne ?

Le gel aurait pu décourager plus d’un viticulteur en début d’année. Mais pour préserver son capital vigne cette année et pour l’an prochain, il ne fallait pas baisser les bras, et engager malgré tout, un programme de protection qui permettait de se prémunir des fortes attaques de maladies.

Les méthodes de lutte se tournent davantage vers des itinéraires de protection agroécologiques. On a en effet remarqué que les viticulteurs dont certains sont certifiés HVE, Haute Valeur Environnementale , ont évolué dans leurs stratégies et savent vraiment s’adapter au contexte en choisissant le produit quand il fallait et en utilisant des biocontrôles aux moments opportuns afin de gagner des IFT (Indice de Fréquence de Traitement). Ils ont par exemple utilisé en début de saison, lorsque le risque mildiou était modéré, des fongicides de contact comme le Polyram® DF ou le produit de biocontrôle Roméo® associé à un autre partenaire, et réserver ensuite les produits très performants comme Futura® , fongicide multisites systémique ou l’association Solution Enervin Active + Phosphonate, à l’encadrement de la floraison. L’oïdium a été relativement bien maîtrisé cette année notamment grâce à la puissante solution Yaris® , sauf chez ceux malheureusement qui avaient baissé les bras. Contre le black-rot qui a fait son apparition en 2021, dans notre gamme, il fallait utiliser soit l’anti-oïdium Collis® , soit les anti-mildious Polyram® DF , Enervin® ou Futura® .

Et contre les ravageurs ?

Comme les années précédentes, la pression des insectes a été très variable selon les vignobles. Lorsqu’ils sont présents, il faut réussir à les canaliser. Une enquête réalisée auprès d’une centaine de viticulteurs du Sud-Ouest et du Sud-Est a montré que les viticulteurs les plus satisfaits par la confusion sexuelle, étaient ceux qui avaient utilisé les Rak® de BASF depuis plusieurs années. Ils apprécient leur fiabilité tout en sachant qu’en plus de la pose des diffuseurs, ils doivent continuer à observer ce qui se passe dans les parcelles, quelle que soit l’année et quelle que soit la pression, et s’apprêter à compléter la protection, si besoin.

 Information produits BASF

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