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« Les vendanges ont démarré après une année marquée par le gel, le froid, le mildiou, le black-rot … et le botrytis »

D’un bout à l’autre de la saison, l’année 2021 a été compliquée et restera dans les mémoires des viticulteurs du sud-ouest. Les vendanges ont démarré plus tôt que d’habitude et s’annoncent très moyennes tant en termes de volumes que de qualité. Retour sur une campagne bien difficile avec Mariel Delasalle.

Comment s’est déroulée la saison 2021 pour la vigne, dans le Sud-Ouest ?

L’année 2021 peut à nouveau être qualifiée d’exceptionnelle pour la vigne, et ce, à plus d’un titre. Elle a démarré par des épisodes de gel aux alentours du 1er avril puis du 15 avril, qui ont provoqué des dégâts surtout dans le Gers et le secteur de Cahors, du Sauternais, des Graves et de St Emilion. Il a fait de – 2°C à – 4°C à Bordeaux mais de – 5 à – 7°C à Fronton. Le temps sec et froid qui a suivi a empêché la vigne de repartir correctement. La remontée des températures en juin a été plus favorable mais il s’est mis à pleuvoir, et le mildiou a explosé. Si l’oïdium est resté relativement discret malgré un temps sec en début de saison, le black-rot s’est par contre aussi manifesté. Sur la fin de saison, les attaques de cicadelles des grillures ont également provoqué des dégâts. En septembre, le temps a été un peu plus favorable, malgré cela, les pluies ont repris et le botrytis est en train de s’installer. Lorsqu’il pleut 70 mm en deux jours, les raisins se gorgent d’eau et les baies éclatent. L’environnement reste humide et le champignon se développe.

Dans ce contexte, comment se passent les vendanges ?

Les vendanges ont démarré mais à un degré de maturité plus bas que d’habitude. Pour se préserver du botrytis , les viticulteurs ont anticipé la récolte, alors que les raisins ne sont pas complètement mûrs et le taux de sucre un peu plus faible que d’habitude. Il va donc être nécessaire d’adapter le travail en vinification. En ce qui concerne les volumes, globalement, on s’attend dans la région, à un recul des rendements autour de 30 %.

Quelle stratégie de protection fallait-il adopter pour une bonne protection de la vigne ?

Il fallait surtout assurer une très bonne protection contre le mildiou et encadrer la floraison avec des solutions très performantes comme les produits à base d’amétoctradine ou de dithianon ( Enervin® , Solution Enervin Active + Phosphonate, Futura® ). En bio, le recours au produit de biocontrôle Roméo® permet de sécuriser les programmes par son action complémentaire de stimulateur des défenses de la vigne contre le mildiou, l’oïdium et le botrytis, lors d’années compliquées comme celle-ci. Quant à la lutte contre les tordeuses de la grappe, les G1 et G2 ont été quasi-inexistantes, les conditions ont été plus favorables à la G3 et la confusion sexuelle avec les Rak® a bien fonctionné.

 Information produits BASF

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