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Traitez vos effluents phytosanitaires et reçyclez vos emballages vides

Une fois le traitement appliqué, que faire du fond de cuve ? La solution la plus simple est de le diluer avant d’effectuer un rinçage au champ en respectant les conditions de distance des points d’eau. Ensuite, nous vous invitons à privilégier le retraitement du fond de cuve résiduel avec un dispositif agréé, tel Osmofilm, un procédé simple, économique et écologique plutôt que la vidange au champ après une nouvelle dilution. Enfin, il restera à éliminer les emballages vides via la filière Adivalor.

Que faire des effluents phytosanitaires après le traitement pour éviter le risque de pollution ponctuelle ?

On entend par effluents phytosanitaires, « les fonds de cuve, les bouillies phytosanitaires non utilisables, les eaux de nettoyage du matériel de pulvérisation (dont le rinçage intérieur ou extérieur), ainsi que les effluents liquides ou solides ayant été en contact avec des produits ou issus du traitement de ces fonds de cuve, bouillies, eaux ou effluents ».

Première solution : Gérer les effluents phytosanitaires au champ

La première disposition à mettre en œuvre consiste à effectuer une vidange au champ du fond de cuve (bouillie phytosanitaire restant dans l’appareil de pulvérisation).
Mais il doit préalablement être dilué en ajoutant un volume d’eau au moins égal à cinq fois le volume de ce fond de cuve. L’épandage sera réalisé sur la zone venant d’être traitée jusqu’au désamorçage du pulvérisateur.

Important : l’épandage, la vidange ou le rinçage à la parcelle devront respecter des conditions de distance des points d’eau, éviter le ruissellement ou le lessivage des effluents. Ils ne pourront être réalisés qu’une seule fois par an sur une même surface.

  • Vidangez le fond de cuve résiduel après désamorçage : « le volume mort »
    Le volume mort peut être lui aussi vidangé, à condition que la concentration en substance active ait été divisée par 100 par rapport à celle de la bouillie initiale. Pour éviter une consommation d’eau trop importante, on pourra utiliser la technique dite par rinçages successifs (lire l’encadré).
  • La dilution par rinçages successifs
    Après rinçage, le fond de cuve résiduel peut être soit réutilisé dans un traitement ultérieur, soit vidangé. A une condition : la concentration en substance active doit avoir été divisée par 100 par rapport à celle de la bouillie initiale. Une règle pas toujours facile à appliquer. En effet, pour un volume de fond de cuve de 20 litres, il faudrait ajouter 1 980 litres d’eau pour obtenir cette dilution en une seule fois. Procéder à plusieurs rinçages est la solution pour utiliser un volume d’eau raisonnable. Ainsi la dilution par 100 peut être obtenue en effectuant quatre rinçages successifs avec un volume total de 175 litres d’eau.
    Attention : les pulvérisateurs anciens ne permettent généralement pas d’obtenir une dilution suffisante au champ.


Deuxième solution : traitement des effluents sur l’exploitation

Le traitement sur l’exploitation suppose que celle-ci soit équipée d’une aire de lavage et d’un système de récupération des eaux de rinçage. Les effluents phytosanitaires sont généralement stockés dans une cuve tampon avant d’être traités sur l’exploitation avec l’un des 16 procédés reconnus efficaces par le ministère de l’Ecologie.

  • Privilégiez le retraitement de votre fond de cuve résiduel par un organisme agréé
    Nous vous recommandons Osmofilm, un procédé simple, économique et écologique de retraitement des effluents, agréé par le ministère de l’écologie.
    Le procédé utilisé par Osmofilm consiste à concentrer les fonds de cuve et les eaux de rinçage par évaporation de l’eau en utilisant l’énergie solaire. Il n’utilise donc aucune énergie fossile et ne fait intervenir aucune machine. Le résidu sec peut être collecté au titre des BPNU dans la cadre de la filière Adivalor.


En résumé !

Le fond de cuve résiduel (celui qui reste après rinçage) pourra être :

  • Vidangé, à condition que la concentration en substance active ait été divisée par 100 par rapport à celle de la bouillie initiale (technique par rinçages successifs),
  • Traité, en utilisant un des dispositifs agréés pour le traitement des effluents phytosanitaires.

Le système Osmofilm est constitué d’une sache plastique microporeuse d’une contenance de 250 litres, d’un casier ajouré (1,2m x 1m x 0,5m) et d’un bac de rétention pour éviter les infiltrations.

Mode d'emploi

1. Mettre la sache dans le casier et la remplir de bouillie,

2. Exposer le tout au rayonnement solaire jusqu’à évaporation totale du liquide (de 6 semaines à 4 mois),

3. Récupérer le résidu sec et le collecter en BPNU via la filière Adivalor.

Plus d'infos sur osmofilm : http://www.axe-environnement.eu

Collectez vos déchets

Les bidons vides, les films plastiques usagés ainsi que les produits phytosanitaires non utilisables ne doivent être ni jetés ni brûlés, mais mis dans des sacs étanches. Ces déchets seront pris en charge par Adivalor, organisme national chargé de leur collecte et de leur recyclage. Plus de 90% des plastiques collectés sont recyclés à ce jour.
En savoir plus sur Adivalor et la collecte des déchets agricoles : https://www.adivalor.fr/

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