Réduire l'empreinte carbone de l'agriculture
L’agriculture contribue pour 17 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) (19% en France). Pour relever le défi climatique, l’engagement des filières agricoles est indispensable. De la production à la distribution, chaque acteur a un rôle à jouer.
Adopter des pratiques agricoles plus durables permet non seulement de limiter l’impact environnemental mais aussi de renforcer la résilience des exploitations face aux défis climatiques.
La stratégie agriculture durable de BASF au niveau mondial se concentre sur les principaux leviers susceptibles de rendre l’agriculture plus durable. Notre volonté est de répondre aux besoins les plus pressants de la société, dont celui de l’atténuation du changement climatique et de l’adaptation des cultures aux conditions climatiques difficiles.
- Nous souhaitons aider les agriculteurs à réduire de 30 % leurs émissions de CO2 par tonne de récolte produite à horizon 2030. Des filières de valorisation des crédits carbone s’ouvrent. Elles permettent aux agriculteurs de capter de la valeur.
- Nous étudions des solutions de protection et de nutrition des cultures pour encourager la gestion efficace du CO2 en lien avec les nouvelles technologies. La sélection variétale est un moyen d’accroître et sécuriser les rendements. L’usage des intrants, ramené au niveau de production, est optimisé.
Les bénéfices pour les agriculteurs
Les agriculteurs jouent un rôle essentiel dans la transition agroécologique. En réduisant les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues de la production agricole et en stockant le Carbone dans les sols, ils participent activement à la résilience de nos systèmes alimentaires et à la régénération des sols.
Ces pratiques agroécologiques offrent également plusieurs avantages concrets pour l'agriculture :
- Atténuation du changement climatique : en augmentant la matière organique dans les sols, le CO₂ atmosphérique est capté et stocké sous forme de carbone organique. Cette action contribue à réduire la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
- Amélioration de la fertilité des sols : le carbone organique est un élément important de la matière organique du sol. Il est essentiel pour :
- Améliorer la structure du sol (meilleure aération, rétention d'eau),
- Favoriser la biodiversité microbienne,
- Augmenter la capacité du sol à retenir les nutriments.
- Résilience face aux aléas climatiques : des sols riches retiennent mieux l’eau et les nutriments, permettant aux cultures de mieux résister aux stress hydriques et thermiques.
- Réduction de l'érosion : un sol riche en carbone est souvent mieux structuré et plus stable, limitant l’érosion par le vent ou l’eau.
- Valorisation des pratiques agroécologiques : des pratiques comme l’agriculture de conservation, l’agroforesterie, ou le non-labour favorisent le stockage de carbone et sont de plus en plus soutenues par les politiques publiques.
Ainsi, les agriculteurs peuvent allier durabilité, performance agronomique et respect des exigences environnementales et économiques.
L'engagement de BASF pour une agriculture durable et décarbonée
BASF soutient une agriculture pourvoyeuse de solutions vertueuses pour le climat. Ainsi, en tant qu'agro fournisseur et conformément à sa feuille de route agroécologique, BASF s’engage à accompagner les acteurs de la chaîne de valeur dans la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).
Ainsi, depuis 2022, nous nous engageons activement aux côtés des agriculteurs pour accélérer la transition vers une agriculture bas carbone. L'objectif est clair : réduire de 30 % les émissions de CO₂ par tonne de culture produite d'ici 2030, pour des cultures majeures telles que le blé, le soja, le colza et le maïs.
Comment BASF soutient les agriculteurs dans cette transition ?
Afin d'atteindre ces objectifs ambitieux, BASF propose des innovations au service de la décarbonation des filières agricoles tels que des solutions pour mieux raisonner la fertilisation, des outils de pilotage des cultures ou encore la modulation intra-parcellaire des doses d’intrants.
Concrètement, ces innovations permettent :
- D'améliorer l'efficacité des systèmes de cultures,
- De réduire l'empreinte carbone des exploitations,
- De préserver les ressources naturelles, comme l'eau et les sols,
- De limiter l'impact environnemental des pratiques agricoles.
Nos itinétaires de décarbonation pour réduire l'empreinte carbone de l'agriculture
BASF met en place des itinéraires de décarbonation incluant des solutions telles que :
- Limus Perform® , une solution unique associant deux inhibiteurs d'uréase, permettant d’allier efficience des apports d'engrais et amélioration de la qualité de l’air. Associé à la solution azotée liquide au moment de son application, il permet d’optimiser la fertilisation azotée. En moyenne +2,1 % de rendement mais aussi diminution des émissions d’ammoniac dans l’air et -12 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) à l’épandage de la solution azotée au champ.
- Des produits fongicides à base de Revysol® , molécule au profil optimisé, proposant un large spectre d’efficacité contre les principales maladies en blé et orge. L’efficacité de ce type de produit permet dans certaines situations l’économie d’un passage et donc une réduction d’intrants (baisse d’IFT). Au-delà du contrôle des maladies fongiques, les essais 2023 de la combinaison dose d’azote et protection fongicide ont permis de démontrer un effet sur la valorisation de l’azote en apportant une réelle solidité à la conduite culturale du blé, en particulier lorsque la dose d’azote est limitante.
BASF fournit également, en s’associant à d’autres acteurs, des outils aidant à la collecte et à la traçabilité des données relatives aux productions décarbonées tels que :
- La modulation intra-parcellaire via l’outil d’aide à la décision (OAD) north_east xarvio® FIELD MANAGER . En 2025, elle permettra la création de cartes d’application afin de moduler efficacement les intrants et de réduire ainsi les impacts environnementaux en limitant les surdosages. La modulation intra-parcellaire offrira également la possibilité de mieux positionner les traitements en tenant compte de la météo et de la sensibilité variétale, dans le but d’optimiser les rendements (qualité, limitation du risque de verse, etc.).
- AgBalance®, un outil spécialisé conçu spécifiquement pour calculer l'évaluation de l'impact du cycle de vie des produits agricoles à l’échelle de l’exploitation ou même de la parcelle.). Il permet d'évaluer efficacement l’empreinte carbone des cultures mais aussi leurs empreintes environnementales (voir les 16 indicateurs du PEF). L’outil peut également être utilisé par les agriculteurs pour réaliser des scénarios de changements de pratiques et évaluer leurs impacts économiques et environnementaux. Plateforme Carbone : une plateforme développer dans l’OAD de north_east xarvio permettant de faciliter la collecte de données et d’automatiser les calculs de l’empreinte carbone des produits. Elle permet également de faire un suivi des projets carbone et d’assurer une traçabilité robuste des données pour faciliter les vérifications lors des phases d’audit.
- Dans une approche plus long terme et dans le cadre des itinéraires de décarbonation, d’autres pistes sont actuellement à l’étude pour une meilleure valorisation de l’azote et une réduction des intrants (biosolutions, progrès génétique et blés hybrides). Ces solutions contribueront à répondre aux défis de l’agriculteur : produire en quantité et de qualité en préservant l’environnement et la rentabilité des exploitations.