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Transition, le magazine de l'agroécologie

BASF est partenaire de Transition, le magazine de l’agroécologie réalisé par TV-Agri. Tous les jeudis, Jean-Paul Hébrard nous fait découvrir des initiatives menées par les acteurs du monde agricole pour créer un nouveau modèle de production à la fois performant et respectueux de l’environnement.

Comment s’inspirer de la nature pour lutter contre les ravageurs ?

De nombreux viticulteurs ont désormais recours à des techniques agroécologiques permettant de limiter l’usage d’insecticides sur les parcelles. Parmi elles, la confusion sexuelle, grâce à son système de diffusion de phéromones de synthèse, est un dispositif de biocontrôle efficace pour réduire la pression des bioagresseurs.

Le développement de la faune auxiliaire, qui regroupe les ennemis naturels des ravageurs de la vigne, est aussi favorisé via l’implantation de haies et l’enherbement des parcelles.

Des résultats positifs pour l’environnement : les études montrent par exemple que la biodiversité est plus importante dans les vignobles confusés !

Comment financer la transition agroécologique ?

L’agriculteur doit-il assumer seul le risque économique d’une transition agroécologique ?

Pour répondre à cette question, Arnaud Montebourg, ancien Ministre de l’Economie et du Redressement Productif, partage son expérience d’implantation de vergers d’amandiers « haute qualité environnementale » dans le sud-ouest de la France.

Faut-il compter sur les robots pour accélérer la transition agroécologique ?

Absence de main d’œuvre, désherbage mécanique, contraintes techniques ou matérielles, lutte contre les ravageurs… Quelles contributions peuvent apporter les robots à la transition agroécologique ? Sont-ils une réponse aux problématiques rencontrées par les agriculteurs ?

Partons à la rencontre d’Emmanuel Vauquelin, distributeur de robots en agriculture, qui nous apporte son éclairage sur le rôle des robots dans l’agriculture de demain. Technologie et agroécologie, même combat !

Le labour a encore « la peau dure » ?

De nombreuses cultures requièrent encore de pratiquer le labour, technique agricole ancestrale permettant de préparer et de nettoyer les sols avant ensemencement. Le labour représente un coût non négligeable bien qu’il permette d’améliorer le rendement des productions. Cependant, face à la pénurie de main d’œuvre, les agriculteurs devront certainement faire le choix de se tourner vers un travail limité des sols.

Connaissez-vous l'agroécologie silencieuse ?

La transition écologique représente un vrai défi collectif d’une agriculture en pleine mutation. Véronique Lucas, sociologue spécialisée en agroécologie, a théorisé le concept d’agroécologie silencieuse. Elle propose une analyse sur les raisons qui poussent les agriculteurs à ne pas évoquer l’écologie comme critère d’évolution de leurs pratiques vers une agriculture plus durable. Ils n’en parlent pas et pourtant ils le font au quotidien !

Deux cultures valent mieux qu'une

Après avoir opté pour le semis direct « pur et dur » en 2019, Théo Touron sème désormais son colza en mélange avec du trèfle ou de la féverole pour aller plus loin dans sa stratégie agroécologique. Les cultures associées, c’est la bonne idée pour limiter le développement des adventives et réduire la pression des insectes, dont la grosse altise ! Car le colza est une culture très rentable si elle est bien conduite.

La confusion sexuelle pour préserver la biodiversité

La préservation de la biodiversité est de plus en plus prise en compte par les agriculteurs et viticulteurs. Dans le vignoble français, la confusion sexuelle gagne du terrain. En remplaçant les insecticides, elle favorise le développement des auxiliaires, qui contribuent également à la protection des cultures. Conscients de ces bénéfices, nous misons sur cette méthode durable de lutte contre les ravageurs depuis plus de vingt ans. Des études ont mis en évidence l’impact positif de cette méthode de lutte sur la biodiversité.

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Partager, entre agriculteurs, les observations des tours de plaine

Agriculteur dans le Loir-et-Cher, Samuel Leroux a une approche pragmatique de l’agroécologie : adepte des techniques culturales simplifiées et du semis direct, il ne s’interdit pas le labour quand cela s’impose. Il a aussi testé et approuvé Companion, l’application de surveillance collaborative des cultures de BASF avec laquelle il partage les observations des tours de plaine avec ses voisins. Résultat : des interventions de protection des cultures optimisées, que ce soit pour protéger ses épis contre les pucerons ou gérer la septoriose sur ses blés d’hiver.

Quelle place pour les technologies dans l'agroécologie ?

L’agroécologie, une agriculture tournée vers le passé ? Vous n’y êtes pas ! En réalité, nous explique l’agronome Bruno Parmentier, l’agroécologie implique de maîtriser de nombreuses disciplines, comme la microbiologie et l’écologie, et de faire appel à l’innovation pour profiter de toutes les opportunités que nous offre la nature.

Le plastique en agroécologie, ce n’est pas fantastique !

La pose d’un film plastique est répandue en maraîchage pour limiter le désherbage et répondre à la demande des consommateurs. Quelle alternative pour le maraîcher qui souhaite limiter son impact sur l’environnement ? Arthur Burési, conseiller technique en maraîchage, fait le point sur les bioplastiques.

Faut-il aller voir son psy avant d'opter pour l'agroécologie ?

Changer c’est toujours compliqué ! Les réticences sont nombreuses dans le domaine agricole où changer son système de culture représente une prise de risque économique. Pour Xavier Dubreucq, conseiller technique en agriculture de conservation, cette peur du changement peut être surmontée grâce à des formations proposant un accompagnement personnalisé et de groupe.

Quand l’agroécologie génère une source supplémentaire de revenus !

Pour Alain Vidal, vigneron dans le Bordelais, un sol vivant est la base pour élaborer un vin de qualité. Sa solution pour augmenter la teneur en matière organique des sols ? Semer un couvert végétal dans l’interrang et confier le désherbage du rang à des moutons ou des oies. Une approche innovante qui, si elle s’avère concluante, permettrait de tirer un revenu complémentaire.

Connaissez-vous cette fabuleuse usine de bio-transformation ?

Consultant en agronomie et agroécologie, Sébastien Roumégous compare le sol à un intestin qui digère la matière organique grâce aux champignons, bactéries et aux lombrics qu’il abrite. Il nous explique comment améliorer sa fertilité et pourquoi il est conseillé de réduire le travail du sol.

Les dessous de la « théorie du slip » !

Enterrez un slip dans votre potager et vous connaîtrez la fertilité de votre sol ! Une méthode approuvée par Fabien Tarascon, vigneron bio dans le Lot-et-Garonne. L’objectif est d’évaluer la capacité du sol à dégrader le coton. De cette manière, on obtient un indicateur de la vie microbienne du sol et de sa vitalité. Astucieux, non ?

L'agroécologie n'a pas peur des mélanges !

Fabien Tarascon, vigneron bio dans le Lot-et-Garonne, cherche à réduire les intrants dans la conduite de ses vignes (11 ha en AOP et IGP). Pour cela, il n’hésite pas à associer les espèces pour favoriser les synergies. Il implante, par exemple, des légumineuses (fèveroles) entre les rangs de vigne. De cette manière, il protège et améliore son sol tout en l’enrichissant en azote.

Peut-on faire de l’agroécologie dans toutes les situations ?

Quand on parle d’agroécologie, on pense d’abord aux cultures de pleins champs. Mais est-il possible de l’appliquer aux serres ? Oui, répond sans hésitation Isabelle Cambe, productrice de fraises à Marmande, dans le Lot-et-Garonne. Sous serre, pas de maladies, donc pas de traitements. Et pour diminuer les attaques de thrips et de pucerons, elle fait appel à de petites araignées qu’elle introduit au pied des fraisiers.

Des mésanges et des chauve-souris pour limiter la pression des ravageurs

Au pays de la Clairette de Die, Fabien Lombard, président du syndicat viticole de la vallée de la Gervanne dans la Drôme, encourage la pose de nichoirs pour mésanges et chauve-souris. Objectif : limiter la pression des ravageurs, principalement vers de la grappe et cicadelles. A ce jour, plus de 800 nichoirs ont déjà été posés dans la vallée, couvrant ainsi 40 ha de vignes.


Sa définition de l’agroécologie : « Travailler dans le respect de la culture et de son milieu, en étant à l’écoute du sol, du climat, du végétal et de la biodiversité. »

L’agroécologie permet-elle de vraiment gagner sa vie ?

Assurément, répond Christian Rousseau, céréalier dans la Marne, passionné d’agriculture de conservation des sols (ACS). Grâce à cette technique, il parvient à préserver ses rendements tout en abaissant ses charges de mécanisation et de main-d’œuvre (environ 100 €/ha). Sans parler de l’arrêt de l’érosion des sols et de l’introduction d’intercultures.


Sa définition de l’agroécologie : « Produire des synergies entre les systèmes agronomiques de grandes cultures et les systèmes écologiques : biodiversité, activité biologique des sols, etc., en tenant compte du climat et des types de cultures. »

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