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Pourquoi le biocontrôle au vignoble ?

Parce qu’ils permettent de prendre soin des écosystèmes et des sols, de la santé des salariés, mais aussi parce qu’ils sont efficaces tout en diminuant les IFT : voilà pourquoi les produits de biocontrôle sont entrés dans les stratégies phytosanitaires de Thomas Olmos, Christophe Martin, Jean-Charles Nabera-Sartoulet et Stéphan Montariol. Avec succès. Une voie qu’il est de plus en plus nécessaire d’explorer, comme l’indique Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l’IFV.

En vidéo. Pourquoi choisissent-ils d’utiliser des produits de biocontrôle?

En podcast. Pourquoi des vignerons utilisent-ils des produits de biocontrôle? Témoignages de vignerons et du directeur de l'IFV Jean-Pierre Van Ruyskensvelde

Ils ont choisi le biocontrôle dans leur vignoble (et ils ne le regrettent pas ) !

Qu’ils aient franchi le pas il y a 25 ans ou tout juste deux ans, ils ne reviendraient pas en arrière.


« Je n’utilisais pas le biocontrôle, mis à part le soufre que nous employons depuis toujours, confesse Thomas Olmos, viticulteur coopérateur à Narbonne (Aude). Mais j’ai pour projet de passer en Terra Vitis, voire en HVE. Aussi, j’ai commencé il y a deux ans, pour voir comment intégrer cette approche sur mon exploitation. » Et pour un coup d’essai, c’est un coup de maître : la confusion sexuelle a résolu son problème récurrent d’eudémis, avec un gain de 20 à 25 hl/ha à la clé. Satisfait de cet excellent résultat, le jeune vigneron continue à apprivoiser le biocontrôle pour lutter contre le mildiou et l’oïdium.


Baisse des IFT au service de la démarche HVE


Le bon profil écotoxicologique et l’efficacité : voilà ce qui a décidé Christophe Martin, vigneron indépendant en Champagne, à avoir recours aux produits de biocontrôle. Utilisateur de Rak de la première heure en lutte collective, il ne se sert plus du tout d’insecticides classiques. Son exploitation est certifiée HVE3 et Viticulture durable en Champagne. « Nos clients sont demandeurs de ces certifications. La baisse des IFT, grâce à l’utilisation de biocontrôle, nous a permis ces certifications et permettent de répondre aux attentes des consommateurs. » La communication avec les clients est une philosophie que partage le Château Beaumont, dans le Médoc (Gironde), également certifié Terra Vitis. Ici, « nous utilisons au maximum le biocontrôle », résume Jean-Charles Nabera-Sartoulet, le chef de culture, qui souhaite ainsi protéger les quinze salariés qui travaillent dans les vignes, tout en favorisant la biodiversité et en diminuant les IFT. Pour lui, les échanges avec les vignerons voisins et les travaux en groupe sont aussi essentiels, car ils permettent de tester les nouveaux produits, afin de vérifier les conditions dans lesquelles ils fonctionnent le mieux.


Évolution de l’itinéraire technique


Le biocontrôle peut aussi être une affaire de famille ! En tant qu’agriculteur, Stéphan Montariol estime que ses terres, issues d’un héritage familial, représentent son capital principal. Pour ce vigneron indépendant dans l’Hérault, près de Béziers, le recours au biocontrôle est la suite logique du parcours qu’il a entrepris, à la suite de son père, pour favoriser la vie dans ses sols. « L’intégration des produits de biocontrôle me permet de diminuer les doses de produits phytosanitaires sur mes sols et préserver cette vie que je veux dynamiser au maximum », résume-t-il. C’est aussi un moyen qu’il voit pour améliorer la qualité de l’eau de sa région. Last, but not least, il considère que le biocontrôle l’aide à préserver la santé de ses salariés et de son fils, qui doit intégrer l’entreprise familiale l’an prochain dans le cadre de son BTS viti-oeno. Une motivation supplémentaire pour faire évoluer ses pratiques.

La profession doit avoir une attitude pro-active, car la pression réglementaire s’accroît sous la pression sociétale, aussi bien en France qu’en Europe, avec le Green deal et la stratégie Farm to Fork. « S’il y a un domaine où l’itinéraire technique du vigneron qui va devoir profondément évoluer, c’est bien celui de la protection de la vigne », confirme Jean-Pierre Van Ruyskensvelde, directeur de l’IFV. Pour lui, « le biocontrôle est amené à se développer, c’est incontestable ». Une évolution qui nécessitera « un effort très significatif de formation ».

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