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Mycosphaerella du colza

Le champignon Mycosphaerella brassicicola est responsable de la maladie Mycosphaerella surtout présente sur la façade Ouest-Atlantique.
Mycosphaerella est favorisé par un temps humide et des températures douces (13 à 18°C), on le retrouve donc préférentiellement sur la façade océanique aux hivers doux et pluvieux. Ce champignon persiste dans le sol sous forme de micro-sclérotes qui entrainent une infection primaire sous forme de taches blanches sur les feuilles. Ce champignon se conserve sur les plantes contaminées, dans le sol sur les résidus de récoltes infectés et également sur les semences.

Si la maladie est présente, il est nécessaire de bien surveiller les parcelles à la floraison, pour éviter la montée sur siliques. Dans les secteurs les plus concernés (Centre-Ouest), une surveillance dès la reprise s’impose. En cas de risque fort, envisager une intervention avec un fongi-régulateur ( Caryx® , Sunorg® Pro ) pour limiter la progression de la maladie vers les étages supérieurs.

A condition d’être à base de triazoles, les solutions fongicides appliquées habituellement au stade G1 (chute des premiers pétales) ciblant le sclérotinia suffisent généralement à contenir le mycosphaerella et à limiter sa progression vers les siliques.

En zone favorable à la maladie, une nouvelle intervention 10 à 12 jours après le traitement floraison peut se justifier en en cas de risque élevé.

Les symptômes du mycosphaerella du colza

La maladie se développe sur feuilles, tiges et siliques.

  • Sur feuilles : Taches brunes entourées d’un halo chlorotique jaune assez marqué. Des anneaux concentriques se dessinent à partir du centre des taches. Les taches portent de très nombreuses et très petites fructifications noires (périthèces).
  • Sur tige : lésions grises allongées au centre clair
  • Sur siliques : taches rondes ou ovales brunes au centre gris plus clair nécrosé ; les taches contigües en se rejoignant forment des plages sombres aux contours irréguliers.

La nuisibilité du mycosphaerella du colza

Les pertes de rendement peuvent atteindre 20 % soit 6 à 7 q/ha en cas d’attaque précoce et sévère.

Mycosphaerella accélère la maturité des plantes touchées, et dessèche les siliques ce qui pénalise le poids de mille grains et cause de l'égrenage

Les moyens de lutte contre le mycosphaerella du colza

A ce jour, peu de solutions sont homologuées contre Mycosphaerella.

Actuellement, la gestion du risque est facilitée par les traitements ciblés sclérotinia à base de triazoles qui permettent de limiter l’impact de mycosphaerella.

Aussi les mesures agronomiques : utilisation de semences certifiées, variété adaptée, enfouissement des résidus de récolte, allongement de la rotation (3 à 4 ans minimum entre 2 cultures de colza, tout en évitant la culture d’autres crucifères sensibles) sont recommandées.

Sur la façade Atlantique, un traitement spécifique contre les maladies des siliques peut s’avérer nécessaire.

Nos solutions contre le mycosphaerella du colza

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