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Comment contrôler le sclérotinia avec les SDHI ?

En France, le colza représente la première tête de rotation avec autour d’1,5 millions d’hectares implantés. 1,3 millions d’hectares reçoivent au moins un traitement anti-sclérotinia. En effet, il s’agit de la maladie la plus préjudiciable pour le colza. Elle apparaît à la floraison et une fois installée les dégâts sont irréversibles. Il en résulte une perte de rendement pouvant aller jusqu’à 50%.

Moyens de lutte

Moyens agronomiques pour réduire le stock de sclérotes

Les sclérotes, responsables de la maladie, sont stockés dans le sol où ils passent l’hiver. A la floraison, les spores produits vont contaminer la plante. Réduire le stock de sclérotes dans le sol permet de diminuer le volume de spores émis.
Pour cela, il existe plusieurs options :

  • Raisonner les traitements et appliquer de préférence quand les conditions de la parcelle le requièrent ;
  • Allonger les rotations.

Lutte biologique

Il est également possible d’utiliser des microorganismes (Coniothyrium minitans) sur plusieurs campagnes, en pré-semis. Ces derniers se nourrissent des sclérotes, permettant ainsi de réduire le risque de sclérotinia sur la culture et les parcelles voisines.

Lutte chimique

Une bonne stratégie chimique anti-sclérotinia se base sur deux éléments importants :

  • Choisir un fongicide efficace et fiable ;
  • Appliquer au bon moment : stade G1, à la chute des premiers pétales.

Les SDHI présentent la meilleure efficacité

Leurs performances techniques justifient les 1 100 000 hectares traités par an avec les SDHI en colza. Lors de leur utilisation, il est important de suivre les recommandations suivantes :

  • Associer le SDHI avec un ou des modes d’action complémentaires ;
  • Limiter l’utilisation à 1 SDHI par campagne.

Une résistance a été constatée mais uniquement en conditions de laboratoire et s’est stabilisée dans le temps. Tous les SDHI sont à considérer de la même manière car il existe des résistances croisées : en 2016 et 2017, 163 sites ont été étudiés :

  • 66% ne présentent aucune résistance,
  • 30% possèdent des souches résistantes à 2 SDHI simultanément,
  • 4% montrent une résistance à un seul SDHI.

Si les recommandations d’utilisation sont suivies, alors l’efficacité des SDHI est maintenue tout comme les gains de rendement.
Entre 2012 et 2017, BASF a réalisé plusieurs essais, dont 38 ont révélé contenir des souches résistantes. Les modalités testées comportaient du boscalid associé à du metconazole (21 essais) ou du boscalid associé à de la dimoxystrobine (17 essais).
Les efficacités de ces combinaisons sont supérieures ou égales aux efficacités de référence, mesurées avant la détection de la résistance. De plus, ces associations génèrent des gains de rendement supérieurs ou égaux à ceux de référence, mesurés avant la détection de la résistance.

Les SDHI ont donc encore de bonnes raisons de rester le pivot de la protection contre le sclérotinia du colza !

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