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Les 7 règles de lutte contre l'oïdium

Seuils de nuisibilité, historique de la parcelle, date du premier traitement, qualité des produits, qualité de la pulvérisation… Tout ce qu’il faut savoir pour lutter efficacement contre l’oïdium.

  • 1. Bien connaître les seuils de nuisibilité de l’oïdium
  • 2. Préparer son programme
  • 3. Limiter les risques d’apparition de l’oïdium
  • 4. Traiter tôt et fort
  • 5. Privilégier les bons produits
  • 6. Soigner la pulvérisation
  • 7. Raisonner uniquement la fin du programme

1. Bien connaître la nuisibilité de l’oïdium

Les travaux conduits depuis 2006 par le Groupe ICV (Institut coopératif du vin) et BASF ont permis de définir des seuils de nuisibilité à ne pas dépasser sous peine de dégrader les qualités organoleptiques des vins. «On sait désormais qu’à partir de 5% de grappes très attaquées, c’est-à-dire avec plus de 40% de baies touchées par l’oïdium, on a des problèmes sérieux de mauvais goût, qui seront difficiles à rattraper en cave », explique ainsi Vincent Jacus, responsable de la filière vigne de BASF.

2. Préparer son programme

Les principaux critères à prendre en compte pour établir son son programme de lutte contre l’oïdiumsont la sensibilité variétale et l’historique de la parcelle. « Si la parcelle a connu des attaques d'oïdium l'année précédente, la probabilité qu’elle subisse une nouvelle contamination sera plus forte compte tenu du stock d'inoculum », souligne Bernard Molot, de l'Institut français de la vigne et du vin (IFV). De la même manière, si la parcelle est plantée avec des cépages sensibles à l’oïdium, il ne faudra pas lésiner sur la qualité du programme. C’est le cas avec les cépages Carignan, Chardonnay, Portan, Roussanne et Cabernet-Sauvignon, pour lesquels la forme drapeau est fréquente.

3. Limiter les risques d’apparition de l’oïdium

La forme sexuée de l'oïdium se développe surtout après la vendange et passe le plus souvent inaperçue. Pour limiter le risque d'apparition d'oïdium dans ses vignes, le viticulteur peut aussi jouer sur d'autres mesures prophylactiques. Notamment en en limitant la vigueur. A cet égard, le choix du porte-greffe est important. Une fertilisation ou un désherbage modérés des parcelles sont également un moyen facile à mettre en œuvre pour limiter la vigueur de la vigne. Enfin, l'oïdium aimant l'ombre et l'humidité, il faut tout faire pour que la vigne soit la plus aérée possible.

4. Traiter tôt et fort

Les premiers symptômes de l’oïdium étant peu visibles, de nombreux viticulteurs sont tentés de faire l'impasse sur les premiers traitements. Quand l'oïdium apparaît sur les grappes, il est trop tard. « Les prétendues attaques de fin juin-début juillet sont en réalité la conséquence d'un défaut de protection au stade le plus sensible, c’est-à-dire le début de la nouaison », affirme Bernard Molot. La règle en matière de lutte anti-oïdium est de démarrer tôt avec des produits puissants, quitte ensuite à alléger la protection. La période cruciale de traitement contre l'oïdium se situe entre le stade « boutons floraux séparés » et le stade « fermeture de la grappe ». Si l'inoculum présent lors de la campagne précédente est important, il est recommandé de commencer à traiter un peu plus tôt.

5. Privilégier les bons produits

Attention aux fausses économies escomptées par le recours à des produits économiques ! En comparant en 2009 et en 2011 l’efficacité de programmes utilisant des produits haut de gamme préventifs et curatifs avec des programmes utilisant des produits économiques, BASF et le Groupe ICV ont mis en évidence des écart de rendement d’environ 25% ainsi que des écarts de qualité des vins. Ceux qui avaient bénéficié d’une protection économique présentaient des défauts olfactifs et une sécheresse en bouche marquée. Le choix de produits hauts de gamme est donc à privilégier au minimum du stade début floraison jusqu'à début fermeture de la grappe.

6. Soigner la pulvérisation

éussir sa lutte anti-oïdium dépend largement aussi de la qualité de la pulvérisation. « Cela passe par l’utilisation d’un matériel pointu mais aussi par le bon réglage des buses», souligne Jean-Christophe Tsakonas, Responsable Clients Sud-Ouest chez BASF. Il est également important d'adapter sa vitesse d'avancement, d'optimiser la répartition de la bouillie pulvérisée et de donner de la mobilité aux gouttes. Sensibilisé à cette question, BASF propose – via les distributeurs – un service appelé Evidence, qui permet un diagnostic dynamique et visuel de la qualité de pulvérisation

7. Raisonner uniquement la fin du programme

Un autre enseignement des travaux menés par BASF et le Groupe ICV porte sur le raisonnement des programmes. Les seuls traitements que l’on puisse envisager de supprimer sans incidence sur le rendement et la qualité sont ceux qui interviennent après la fermeture de la grappe. « Lorsque le raisin est sain à ce stade, c’est-à-dire avec moins de 15% des grains touchés, il est envisageable de renoncer au dernier, voire aux deux derniers traitements, selon les cépages, assure Jacques Rousseau, du Groupe ICV. La maladie se développera alors sans atteindre des seuils préjudiciables pour la qualité.

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