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« Bien soigner la protection en première moitié de saison »

Après deux ou trois ans de rendements faibles dans les vignobles de l’est de la France, et des pressions mildiou et oïdium très fortes en 2021, les viticulteurs vont tout faire pour préserver le potentiel de production de leurs parcelles cette année. Alors que les vignes ont commencé à débourrer début avril et ont été touchées par des dégâts de gel dans les secteurs et cépages les plus précoces, Vincent Sagette fait le point pour nous, sur ce début de saison.

Comment se présente la vigne dans votre région ? A-t-elle été très touchée par l’épisode de gel du 3 et 4 avril ?

Nous sommes revenus à une année normale en termes de précocité. Les parcelles les plus avancées avaient commencé à débourrer avant le gel du 3 – 4 avril, et on a eu quelques dégâts mais sans commune mesure avec ce que l’on a connu en avril 2021. La vigne est à la mi-avril au stade pointe verte à 1ère feuille pour les parcelles les plus précoces et ne débourrera pour les plus tardives qu’au 20 avril.

Après deux ou trois ans de rendements faibles dans les vignobles de l’est de la France, les viticulteurs aspirent tous à un retour à une année normale en termes de productivité. L’année 2021 et les très fortes pressions mildiou qu’ils ont connues, leur ont aussi fait peur. En oïdium , une arrivée tardive et forte de la maladie fait craindre un début de saison compliqué en 2022. C’est pourquoi, les viticulteurs vont tout faire pour préserver le potentiel de production de leurs parcelles cette année et bien les protéger.

Avec quels produits intervenir ?

Contre le mildiou, il faut viser l’encadrement de la floraison avec des produits haut-de-gamme, notamment Solution Enervin Active + KHP et Futura® et Enervin® . On pourra démarrer la protection avec du cuivre si la pression n’est pas trop forte puis avec Futura® au 2ème ou 3ème traitement, suivi d’un produit à base de DMM comme Resplend® ou Grip® top .

Après la floraison, un produit de biocontrôle comme Roméo® associé à de petites doses de cuivre ou de soufre donne de bons résultats sous réserve de disposer d’une situation sanitaire saine.

En début de saison Contre les cycles de contamination primaire d’oïdium, on pourra effectuer deux ou trois applications de soufre, du stade 3-4 feuilles au stade boutons floraux agglomérés. Nous pourrons ensuite utiliser des produits qui ont des propriétés à la fois préventives et curatives comme du Vivando® ou du Yaris® . Après le stade petit pois, on pourra poursuivre la protection soit avec du Roméo® et du soufre à petite dose, soit avec un produit antisporulant. Le choix se fera en fonction de l’état sanitaire de la vigne.

Dans ce contexte, comment bâtir le programme de lutte contre les maladies ?

Nous avons eu ces derniers mois des alternances de sec et de pluies favorables au maintien des champignons. Il faudra donc être très vigilant sur la protection au cours de la première moitié de saison et limiter les prises de risque, que l’on soit en Champagne, en Bourgogne, dans le Maconnais, en Alsace, dans le Chablis ou le Beaujolais. Contrairement à d’autres régions, la dynamique des maladies peut être très différente d’une année à l’autre. On peut avoir du mildiou ou de l’ oïdium ou les deux. L’oïdium peut se manifester à partir du 1er mai ou du 1er juillet.

Comment se présente la gestion des ravageurs ?

Le nord-est de la France est historiquement une région où la confusion sexuelle est très développée. Les surfaces sont stables cette année en Champagne et augmentent en Alsace, où la pression tordeuses de la grappe est plus élevée. La Bourgogne, moins concernée, reste un petit secteur à confusion. Nous sommes toujours sur la pose de Rak 2 New contre Eudémis et de Rak 1 + 2 Mix contre Cochylis et Eudémis.

La certification HVE est-elle déjà bien déployée dans votre région ?

En vigne, la certification HVE est relativement facile à atteindre. Un fois le désherbage géré mécaniquement ou avec de faibles doses d’herbicides sur le rang, quel que soit le climat de l’année, elle n’empêche pas de protéger correctement la vigne contre les maladies. Dans notre région, 100% des exploitations viticoles devraient être HVE d’ici à 2025 ou 2026.

Avis d'expert

A vos côtés sur le terrain, nos experts observent régulièrement l’évolution des risques maladies et ravageurs par région et vous orientent pour la suite de vos itinéraires de protection.

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