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Se former à l’observation du sol avec BiodiversID

10 déc. 2018

La qualité d’un sol dépend de sa structure et de l’activité biologique qui y règne. Comment l’évaluer par un test simple et rapide? C’était l’objet d’une formation proposée dans le cadre du programme BiodiversID avec l’Isara, l’école d’agronomie de Lyon.

Une formation BiodiversID

Régulièrement, les animateurs BiodiversID proposent des formations aux agriculteurs et aux partenaires membres du programme. Le 20 novembre 2018, ils ont réuni une cinquantaine de participants à Merville (Haute-Garonne) pour une formation sur la qualité du sol, tant du point de vue de la structure que de l’activité biologique.

En savoir plus sur le programme BiodiversI

Le rôle des micro-organismes du sol

Les organismes vivant, présents en grand nombre dans le sol, assurent diverses fonctions et services aux agriculteurs:

  • Recyclage des éléments minéraux par décomposition des fragments les plus fins de matières organiques restitués au sol (bactéries et champignons).
  • Transformation des résidus organiques en matière organique plus évoluée (microarthropode).
  • Maintien de la structure et de la porosité du sol (vers de terre).
  • Régulation des populations de bioagresseurs (divers organismes prédateurs).

Les atouts du travail simplifié du sol

En modifiant l’habitat et la localisation des ressources alimentaires, le travail du sol a un effet sur l’abondance, la diversité et l’activité des micro-organismes. A l’inverse, la simplification du travail du sol et le non-labour favorisent la diversité des espèces présentes. C’est particulièrement vrai des vers de terre.

Source: Impact du travail du sol sur le fonctionnement biologique du sol, par Alain Bouthier, spécialiste des sols et de la fertilisation chez Arvalis Institut du végétal.

Le « test bêche »: une méthode simple pour observer l’état du sol

La structure du sol est déterminante pour le bon développement des cultures. Une méthode rapide et simple à mettre en œuvre consiste à l’observer sur une bêchée de sol. C’est le principe du « test bêche », mis au point par l’Isara-Lyon, école qui forme des ingénieurs en agronomie, alimentation et environnement.

Le test se déroule en quatre étapes:

  • 1. Observation de la surface: taux de résidus, de cailloux, présence de turricules de vers de terre, croûte de battance.
  • 2. Extraction d’un échantillon: bloc de terre d’environ 20 cm de côté et 25 cm de profondeur.
  • 3. Observation du bloc sur la bêche: épaisseur des différentes couches de terre (structure, couleur, texture…).
  • 4. Observation du bloc sur une bâche: tenue du bloc, tri des mottes (poreuses, tassées, en cours de régénération…).
Une grille d’interprétations permet ensuite de situer l’état structural du sol sur une échelle allant de 1 (structure du sol ouverte, très poreuse et sans aucun tassement) à 5 (tassement sévère avec très peu de porosité).

Source: Le test bêche: pour un diagnostic rapide de l'état structural du sol (Arvalis – Institut du végétal).

Avant toute utilisation, assurez-vous que celle-ci est indispensable. Privilégiez chaque fois que possible les méthodes alternatives et les produits présentant le risque le plus faible pour la santé humaine et animale et pour l’environnement, conformément aux principes de la protection intégrée, consultez ​http://agriculture.gouv.fr/ecophyto.

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