Oïdium de la betterave
L’oïdium de la betterave, Erysiphe betae, est une maladie foliaire fréquente, présente dans la plupart des zones de production, avec une intensité variable selon les années. Moins spectaculaire que certaines maladies, elle peut néanmoins impacter progressivement le feuillage et pénaliser le potentiel de rendement des betteraves sucrières.
Son développement est étroitement lié aux conditions climatiques, notamment à l’alternance de périodes sèches et humides, ce qui peut favoriser une installation progressive en parcelle à partir de l’été.
Symptômes de l'oïdium
L’oïdium de la betterave est un parasite strict qui se développe uniquement sur des feuilles vivantes.
Les premiers symptômes apparaissent généralement à partir du mois de juillet. Ils se traduisent par des pustules blanchâtres à grisâtres, d’aspect poudreux, visibles sur les deux faces des feuilles, principalement sur les feuilles extérieures et centrales.
Au fil du développement de la maladie, ce feutrage s’étend et peut évoluer vers un duvet plus dense, avec l’apparition possible de ponctuations noires en fin de cycle. En cas de forte attaque, les feuilles jaunissent puis se dessèchent.
Facteurs favorables de l'oïdium
Le développement de l’oïdium est favorisé par des températures proches de 20°C, associées à une alternance de périodes sèches et humides, conditions propices à la formation et à la dispersion des spores.
Contrairement à d’autres maladies, l’oïdium peut s’installer en conditions relativement sèches, mais sa progression est accélérée par la présence d’humidité, notamment liée à la rosée ou aux microclimats de parcelle.
Ces conditions expliquent son apparition souvent progressive en cours d’été et sa capacité à se développer rapidement lorsque les conditions deviennent favorables.
Nuisibilité de l'oïdium
L’oïdium impacte la capacité photosynthétique du feuillage en recouvrant les feuilles d’un feutrage blanc caractéristique.
Les pertes de rendement restent variables selon les années, mais peuvent atteindre jusqu’à 15 % du potentiel en sucre en cas de forte pression.
Même si son impact est souvent plus modéré que celui de la cercosporiose, il peut contribuer à dégrader progressivement la performance de la culture en l’absence de gestion adaptée.