Ramulariose de la betterave
La ramulariose de la betterave, Ramularia beticola, est une maladie foliaire pouvant apparaître en cours de cycle et impacter progressivement le feuillage de la culture betterave. Moins visible que d’autres maladies au départ, elle peut néanmoins entraîner une dégradation importante de la surface foliaire et affecter le rendement ainsi que la richesse en sucre des betteraves sucrières.
Son développement est favorisé par certaines conditions climatiques, notamment des températures relativement fraîches et humides, ce qui peut rendre son apparition plus discrète mais progressive en parcelle.
Symptômes de la ramulariose
Les symptômes apparaissent généralement à partir du mois de juillet, après une phase de développement du champignon dans la feuille.
Les premiers symptômes se manifestent par des taches qui apparaissent après deux semaines de multiplication du champignon dans la feuille. Les premières atteintes se traduisent par des taches brunâtres irrégulières, souvent localisées en bordure du limbe. Des ponctuations blanches peuvent apparaître au centre des lésions. Avec l’évolution de la maladie, les taches s’étendent, confluent et peuvent provoquer le brunissement puis le dessèchement complet des feuilles touchées.
Une confusion est possible avec la cercosporiose de la betterave, notamment en début d’attaque, ce qui rend l’observation en parcelle essentielle pour adapter la stratégie de protection.
Facteurs favorables de la ramulariose
Le développement de la ramulariose est favorisé par des températures relativement fraîches, avec un optimum autour de 17°C, associées à des conditions humides.
La présence de résidus de culture peut également contribuer au maintien du champignon, les spores pouvant survivre pendant l’hiver et être à l’origine de nouvelles contaminations.
Dans ces conditions, la maladie peut s’installer progressivement en parcelle et évoluer de manière diffuse avant de devenir plus visible lorsque les symptômes s’intensifient.
Nuisibilité de la ramulariose
La ramulariose peut entraîner une réduction de la surface foliaire active, limitant la photosynthèse et impactant le développement de la culture.
Dans les situations de forte pression, les pertes peuvent atteindre jusqu’à 10 % du potentiel en sucre, avec également une baisse du rendement en racines.