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Le mildiou du poireau

Phytophthora porri est l'agent pathogène responsable des attaques de mildiou sur poireau. Les conséquences de cette maladie peuvent être redoutables : pertes de rendement, baisse de la qualité commerciale, décalage de la récolte...

  • Classe : Oomycètes
  • Ordre : Péronosporales
  • Famille : Pythiacées

Symptômes du mildiou du poireau

Les feuilles présentent des taches allongées d’abord livides puis blanchâtres pouvant s’étendre jusqu’à 5 à 6 cm de long sur 1 à 2 cm de large. Elles se dessèchent et prennent un aspect ridé. Les symptômes peuvent être observés sur l’ensemble du limbe mais ils sont le plus souvent localisés à leur extrémité ou au niveau de la pliure des feuilles. En cas de forte attaque, une pourriture molle des feuilles peut également être observée, entraînant un effondrement des plants atteints.

Incidence de la maladie

Cette maladie est présente dans l’ensemble des bassins de production mais sévit différemment selon les régions. Lorsque les conditions climatiques lui sont favorables, les attaques peuvent déprécier de façon considérable la qualité commerciale, générer des pertes de rendement importantes, décaler le calendrier de récolte et augmentent le temps de main d’œuvre à l’épluchage. Sur les cultures jeunes, les plantes affaiblies par la maladie ne poussent plus.

Conditions favorables à son développement

Phytophthora porri a besoin d’une forte hygrométrie pour se développer. Il apprécie les temps doux et pluvieux. Peu exigeant sur le plan thermique, le développement du champignon peut se dérouler dans une large plage de températures allant de 1 à 25°C, la plage de 10 à 15°C étant l’optimum thermique en plein champ. A 0°C, les plantes peuvent être également infectées. Comme pour la presque totalité des agents pathogènes des plantes, notons que la durée d’incubation varie en fonction de la température.

Au champ, elle varie de 120°C jour en moyenne alors qu’en laboratoire, elle varie de 36 à 57 jours à 0 °C, de 13 à 18 jours à 5 °C et de 4 à 11 jours de 11 °C à 20°C.

Au-dessus de 20°C, l’infection est également possible mais il faudra attendre un retour des conditions plus favorables pour que les symptômes s’expriment. Dans les tissus infectés, de très nombreuses oospores se forment.

Période à risque

Le mildiou représente un problème important essentiellement en période hivernale (de novembre à mars). Les plus fortes attaques sont généralement observées lorsque des périodes douces et humides succèdent à des périodes plus froides, gélives.

Le risque est quasi nul pour les créneaux de printemps/début été (poireau primeur), mais les attaques sont néanmoins possibles dès le mois de juillet. Cette maladie est souvent associée à un complexe d’autres pathogènes dits secondaires : essentiellement Stemphylium et Cladosporium, qui se développent sur les tissus desséchés.

Conservation, sources d'inoculum, dissémination

Conservation du champignon d’une saison à l’autre sous forme d’oospores (issues de la reproduction sexuée) dans le sol et les débris végétaux infectés. Les éclaboussures causées par les fortes pluies sont responsables des contaminations primaires : les zoospores issues de la germination des oospores et dispersées par les pluies sont à l’origine de l’infection du feuillage. Le rôle des conidies issues de la reproduction asexuée est encore mal connu : on considère actuellement que l’inoculum est assuré quasiment exclusivement par l’intermédiaire des oospores présents dans le sol et que la contamination secondaire initiée par les conidiophores serait peu importante.

Moyens de lutte contre le mildiou du poireau

Mesures prophylactiques

  • Matériel végétal : s’assurer à la plantation que les plants sont indemnes de symptômes
  • Choix de la parcelle : rotation la plus longue possible recommandée (les oospores se conservent de 4 à 6 ans dans le sol). Choisir des parcelles bien drainantes afin d’éviter toute stagnation prolongée d’eau
  • Conduites culturales : Raisonner la fertilisation azotée pour éviter les excès
  • Eliminer les déchets de cultures

Lutte variétale

Choisir de préférence une variété tolérante, si possible à port dressé.

Lutte chimique

Suivre l’évolution de la maladie (Bulletin de Santé du Végétal ou autre dispositif d’informations) et réaliser un suivi régulier des parcelles.

  • Objectif visé : protéger la culture des contaminations liées aux épisodes pluvieux.
  • Stratégie de lutte :
    - Mise en œuvre d’une protection préventive dès l’automne lorsque les conditions favorables à l’infection sont réunies ou dès l’apparition des premières taches sur la parcelle.
    - Nombre d’interventions variant généralement de 4 à 5 traitements fongicides dans les régions où la maladie sévit plus fortement, le dernier traitement devant respecter le délai avant récolte. Cadences de traitement (en général délai de 10 à 21 jours entre 2 applications) à défi nir en fonction des conditions climatiques (épisodes pluvieux notamment) et des caractéristiques de produits utilisés. Veiller à alterner les modes d’action des fongicides afin de limiter la sélection de souches résistantes.

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